Association ONCO LR

Fiche médicale commune Poumon

THESAURUS - ONCOLOGIE THORACIQUE

Version 5, octobre 2005

Coordonnateurs Comité de rédaction Comité d’experts

Aide : laboratoires Eli-Lilly

Avant propos
Evaluation pré-thérapeutique des malades atteints de CNPC (fiche1)
1.Qu’est ce que la stadification
2.Finalité de l’établissement du stade
3.Méthodologie de l’établissement du TNM
4.Règles générales
5.Indice de performance
Exérèse des cancers bronchiques  (fiche2)
1.Principes Généraux
2.Evaluation Préopératoire
3.Evaluation du risque Respiratoire
4.Voies d'abord
5.Les résections pulmonaires
6.Le curage ganglionnaire
7.Indications
8.Contre-indications
Indications postopératoires des traitements médicaux adjuvants (fiche3)
1.Radiothérapie Post-opératoire
2.Chimiothérapie
Indications préopératoires des traitements médicaux néo-adjuvants (fiche 3bis)
Chimiothérapie des stades IV et IIIb (fiche4)
1.Bases
2.Moyens
3.Indications et Perspectives
4.Surveillance
Radiothérapie des cancers bronchiques (fiche5)

 

Association radio-chimio des CNPC (fiche6)
1. Problématique
2. Etat de la question
3. Perspectives
Evaluation pré-thérapeutique des malades atteints de CPC (fiche7)
1. Objectifs de l’établissement du stade
2. Finalité de l’établissement du stade
3. Définition du stade limité
4. Méthodologie de l’établissement du stade limité contre étendu
5. Règles générales
6. Recherche simultanée de l’ensemble des facteurs de mauvais pronostic
7. Etude systématique
Chimiothérapie des cancers à petites cellules (fiche8)
1 .Situation générale du problème
2 .Drogues actives
3 .Associations actives
4 .Traitement particulier en fonction du type d’extension de la maladie
5. Intensité de traitement
6 .Chimiothérapies alternées
7 .Durée du traitement
8 .Traitement de deuxième ligne
9 .Possibles voies nouvelles
Association radio-chimio des CPC (fiche9)
1. Problématique
2. Etat de la question
3. Perspectives
Prise en charge des tumeurs germinales du médiastin (fiche10)
1. Bilan pré-thérapeutique
2. Traitement
Evaluation pré-thérapeutique des tumeurs thymiques (fiche11)
1. But du bilan préthérapeutique
2. Finalité de l’établissement du stade
3. Bilan minimal
4. Examens additionnels
5. Abord du diagnostic histologique
Traitements des tumeurs épithéliales thymiques (fiche12)
1. Bases
2. Moyens
3. Stratégies
Traitements des carcinomes de primitif inconnu (fiche13)
1 . Bilan pre-therapeutique 
2 . Bilan minimal
3 . Bilan optionnel
4 . Traitement
Evaluation pré-thérapeutique des mésothéliomes (fiche14)
1 But du bilan pré-thérapeutique
2 Finalité de l’établissement du stade
3 Bilan minimal
4.Examens optionnels
5.Abord du diagnostic histologique
Traitements des mésothéliomes (fiche15)
1. Bases
2. Evaluation de la réponse
3. Moyens

Avant propos Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Ce thesaurus est le premier travail collectif de la section oncologie thoracique du réseau de soins ONCOLR (réseau de soins en cancérologie de la région Languedoc Roussillon). Nous vous le proposons comme une aide à la prise en charge des malades atteints de cancers intra-thoraciques. Il a été créé par le réseau et reste sa propriété intellectuelle. Il s'agit d'un outil d'information destiné aux médecins pour une utilisation sous le couvert de leur propre responsabilité.

Ce thesaurus résume et ordonne les bonnes pratiques cliniques dans le champ de la cancérologie thoracique. Il est le fruit d'une concertation pluri-disciplinaire mise en œuvre à l’échelle de la région et impliquant tous les acteurs de santé quel que soit le mode d’exercice. Il est fondé sur l'expérience des membres du réseau et sur les documents de références existants. Tous commentaires seront les bienvenus.

Pour la section oncologie thoracique du réseau de soins ONCOLR.

Contact: JL Pujol, Fax: 04 67 33 61 36, e-mail pujol@cyber-sante.org / D Castéra, Fax : 04 68 54 67 92

Remerciements:

Dominique Jean (laboratoires Eli-Lilly), pour le soutien apporté à l'organisation des réunions.

Annie Mas, pour l'assistance au secrétariat du réseau et pour l'aide à la préparation de ce document.

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Fiche 1

Evaluation pré-thérapeutique des malades atteints de CNPC Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche diagnostic
Histologie : Cancer non à petites cellules
Stades applicables : tous

Rationnel : Actuellement, la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et les soins de soutien constituent, les moyens thérapeutiques à opposer aux cancers bronchiques non à petites cellules. Le traitement de choix est guidé par le stade de la maladie et les conditions individuelles du malades (indice de performance, âge et co-morbidités). Plus de 70% des malades ont un stade localement avancé ou métastatique au moment du diagnostic et ne sont pas candidats pour la chirurgie. Pour les cancers non à petites cellules de stades précoces, 80% des récidives surviennent dans les deux premières années suivant la chirurgie. Le site de rechute peut différer selon l’histologie, les récidives locales étant plus fréquentes pour les carcinomes épidermoïdes et les récidives métastatiques pour les autres histologies.

1 . Qu’est ce que la stadification Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Mountain 86 Mountain 97
I Ia
  Ib
II IIa
  IIb
IIIa IIIa*
IIIb IIIb**
IV IV**

Particularité de la stadification 97 :

* T3N0M0  -------------> IIb
** Lésions satellites M1 ou T4 selon le lobe (différent ou identique respectivement)

2 . Finalité de l’établissement du stade Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

3 . Méthodologie de l’établissement du TNM Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

4 . Règles générales  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Histologie
Co-morbidité
Bilan pré-thérapeutique

Sites cliniques (peau, SNC, adénopathies, etc)

Os:

Clinique
Phosphatases alcalines > 1,5 fois la normale
Calcémie > à 1 fois la normale
LDH > 1 fois la normale

Si une des investigations ci dessus est pathologique
Cliché centré
Scintigraphie osseuse
IRM

Cerveau

Clinique
TDM
IRM

Foie

Clinique
Imagerie et documentation morphologique
                    Echographie
                    TDM
                    IRM (utile en cas de suspicion d’angiome)
Pathologique : Ponction

Surrénale

Clinique (douleur)
TDM
(Echo)
Ponction
FDG P.E.T Scan

5. Indice de performance.  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

 

ETAT GENERAL
KARNOFSKY
ECHELLE ETAT GENERAL
ECOG-ZUBROD/WHO
Normal, pas de plaintes. 100 0 Activité normale, sans restriction.
Activité normale. Signes ou symptômes mineurs de la maladie. 90 1 Restreint pour des activités physiques importantes mais patient ambulatoire et capable de fournir un travail léger.
Activité normale avec efforts. 80 1
Capable de se prendre en charge, mais incapable d’avoir une activité normale ou de travailler. 70 2 Ambulatoire et capable de se prendre en charge, mais incapable de fournir un travail pendant plus 50% de son temps.
Nécessite occasionnellement de l’aide, mais capable de subvenir à la plupart de ses besoins. 60 2
Nécessite aide et soins médicaux fréquents. 50 3 Capacité de prise en charge propre beaucoup plus limitée. Passe plus de 50 % de son temps au lit ou dans une chaise.
Nécessite soins médicaux et aide importante. 40 3
Sévèrement limité, grabataire.
Indication d’hospitalisation, quoique la mort ne soit pas imminente.
30 4 Complètement grabataire. Incapable de se prendre en charge. Le patient reste totalement couché au lit ou sur une chaise.
Gravement atteint. Hospitalisation nécessaire.
Traitement  symptomatique nécessaire
20 4

 

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Fiche 2

Exérèse des cancers bronchiques Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : Cancers bronchiques
Stades applicables : limités

Rationnel : La résection chirurgicale complète est le traitement de choix des cancers non à petites cellules aux stades I et II. La place de la chirurgie dans les cancers non à petites cellules de stades plus avancés, ou dans les cancers à petites cellules est plus discutée et se conçoit comme l’un des éléments d’une prise en charge comportant plusieurs modalités de traitement.

 

1 . Principes Généraux Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Double principe de la sécurité carcinologique et de l'épargne parenchymateuse pulmonaire.
L’étendue de l’exérèse est un compromis entre le contrôle carcinologique de la lésion (résection complète) et le statut fonctionnel du patient.
La décision du type de résection nécessaire ne sera déterminée avec certitude qu’à la thoracotomie. Les possibilités chirurgicales au plan fonctionnel devront être établies avec précision en préopératoire (EFR, Scintigraphie).
Une chirurgie à caractère curatif est envisagée au terme d’un bilan morphologique d’extension et fonctionnel d’opérabilité concluant à la résécabilité de la tumeur et à un risque opératoire acceptable ( lobectomie 3%, pneumonectomie 7%). Cette chirurgie ne concerne environ que 25% des patients atteints d’un cancer bronchiques.
Le bilan préthérapeutique doit s’efforcer d’obtenir le diagnostic histologique.
Le bilan préthérapeutique endoscopique et tomodensitométrique ayant permis de poser l'indication chirurgicale ne doit pas dater de plus de 4 semaines. Un délai supérieur doit imposer la réalisation d'un nouveau bilan.
L’intervention débute par un staging per-opératoire afin de considérer le geste d'exérèse le plus économique, en s'aidant, si besoin est, d'examens histologiques per-opératoires.
Cette évaluation doit être réalisée au prix d'une dissection minimale afin de ne pas augmenter la morbidité d'une éventuelle thoracotomie exploratrice en cas d'impossibilité d'exérèse (mortalité 8 à 10%)
Le geste chirurgical doit viser à l’éradication de toute la maladie néoplasique macroscopique et microscopique associée à des prélèvements adéquats des ganglions intrapulmonaires, hilaires et médiastinaux homolatéraux à la lésion.
L’absence macroscopique et microscopique de tissu tumoral est le seul facteur permettant d’affirmer le caractère complet de la résection.
En cas d'histologie indéterminée au bilan pré-thérapeutique la confirmation histologique per-opératoire de la malignité (extemporané) est souhaitable avant de procéder à la résection pulmonaire surtout si l’extension de la tumeur impose une pneumonectomie.
En cas de tumeur centro-lobaire suspecte de malignité au bilan préopératoire et difficilement accessible pour une biopsie en per-opératoire, la lobectomie peut être justifiée sans confirmation histologique de la malignité.
Les différents prélèvements réalisés lors du curage ganglionnaire doivent être répertoriés selon la nomenclature de la carte lymphatique du poumon et du médiastin établie à partir de celle de Naruke-North American LCSG et modifiée par Mountain/ Dresler.
En cas de tumeur avec expression endobronchique, un examen histologique extemporané doit confirmer en fin d’intervention l’absence de malignité au niveau du plan de section bronchique.

2 . Evaluation Préopératoire Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Kinésithérapie respiratoire
Spirométrie incitative
Bronchodilatateurs (si reversibilité a EFR)
Aerosothérapie
Drainage postural
Antibiothérapie
Infarctus
Troubles du rythme
Insuffisance cardiaque : I V G
HTA (controversée)
           controverse
           risque d'infarctus périopératoire x 2
Dénutrition (protidémie)
Obésité (atélectasie des bases, pneumopathie)

     3. Evaluation du risque respiratoire  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Antécédents
Clinique
Rx thorax
EFR VEMS > 2 L : Pneumonectomie possible
VEMS > 1,5 L : Lobectomie possible
Gaz du sang PO2 > 50 mm Hg
Scintigraphie de ventilation-perfusion (VEMS prédictif)
Contre-indication si VEMS < 1 L
Mesure de la V02 max
V02 max< 10 ml/ kg/ mn : contre-indication
V02 max > 20 ml/ kg/ mn : faible risque
Mesure PAP et RVP (occlusion temporaire) au repos et à effort
    PAP moy. >35 mm Hg
    RVP > 190 dynes-sec-cm-5

    4. Voies d'abord   Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Conservation du muscle grand dentelé
Incision de référence
Incision esthétique (sillon sous mammaire)
Epargne musculaire
Contre-indications :
        volumineuses tumeurs
        pneumonectomie radicale
        résection anastomose bronchique ou artérielle

Tumeurs de l'apex

Lésions bilatérales synchrones
Chirurgie combinée
    Pontage coronaire
Voie de Dartevelle
(cervicotomie oblique + thoracotomie antérieure avec résection 1/3 interne de la clavicule)
Voie d’abord des tumeurs de Pancoast

Lésions bilatérales surtout lobes inférieurs 

Pas de preuve de supériorité sur la douleur et fonction respiratoire / incisions classiques
Lambeaux musculaires en cas de pyothorax +/- fistule bronchique

    5. Les résections pulmonaires  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

  1. Pneumonectomie  :  extra ou intra-péricardique
  2. Lobectomie ou bi-lobectomie
  3. Résections économiques :
    segmentectomie
    résection atypique (wedge)
  4. Résection anastomose
    carène: "tracheal sleeve pneumonectomy"
    bronchique: "sleeve lobectomy"
    vasculaire: artère pulmonaire
  5. Bronchoplastie : éxérèse lobaire avec résection du segment adjacent de bronche souche et rétablissement de la continuité

I et II sont les gestes d’exérèses de référence.

III et IV sont indiquées en cas de limite fonctionnelle respiratoire ou de patients à haut risque interdisant une résection majeure

La lobectomie est le geste le plus fréquemment réalisé

    6. Le curage ganglionnaire  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

La valeur curative propre du curage est controversée.
Par contre sa valeur thérapeutique induite par l’amélioration de la stadification et des traitements adjuvants qu'elle implique est admise.
Le curage doit être systématique quel que soit le staging préopératoire ou peropératoire (N0) raison de la possibilité de " skip " metastases.
22% pour le poumon droit
25% pour le poumon gauche
Il existe 3 modalités de curage ganglionnaire 
  1.  
    sampling ou picking: prélèvement de ganglions macroscopiquement suspects
  2.  
    systematic sampling: prélèvement de tous les ganglions identifiables dans toutes les aires lymphatiques accessibles du côté de la thoracotomie
  3.  
    radical dissection: lymphadénectomie radicale emportant tout le tissu ganglionnaire et le celluleux périganglionnaire

Il n'existe pas d'études randomisées prouvant la supériorité d'une méthode sur les autres, mais le ratio de découverte de la maladie N2 semble plus important avec II & III qu'avec I.

Aires accessibles par thoracotomie droite :  2R, 4R, 7, 8, 9, 10R, 10L, 2L, 4L

Aires accessibles par thoracotomie gauche : 5, 6, 7, 8, 9, 10L, 10R, et 4L après section du ligament arteriel, 2L aprés mobilisation de la crosse aortique

Si atteinte 7 ou 4L indication de curage du médiastin supérieur (2&3)

     7. Indications  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Groupe Définition Gestes indiqués
1 Tumeur périphérique

N0

Scissure libre

Lobectomie

Si lésion lobe moyen ou inf : bilobectomie

Résection économique si limite fonctionelle

2 Tumeur périphérique

N1

Scissure envahie

Pneumonectomie

Si Lobe sup. : lobectomie

Si extension scissurale ou N1 interlobaire: bilobectomie

Wedge sur la lésion trans scissurale

3 Tumeur centrale

N0

Pneumonectomie

Sleeve lobectomy si limite fonctionnelle

4 Tumeur centrale

N1

Pneumonectomie (intrapéricardique)

Atteinte N1 exclut en principe la résection anastomose

5 Extension directe aux structures adjacentes au delà de la plèvre viscérale ou tumeur à moins de 1 cm de la carène Exérèse pulmonaire superposable à celle des autres groupes mais associée à résection en bloc de la structure adjacente envahie.

T4 bronche souche : tracheal sleeve pneumonectomy

     8. Contre-indications  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

  1. Extension de la tumeur
vx pulmonaires non controlables en intrapéricardique
coeur
carène
oesophage
aorte
vertébre

   II.   Etat fonctionnel du patient

                VEMS résiduel < 1l

   III. Contre-indication de la lobectomie 

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Fiche 3

Indications postopératoires des traitements médicaux adjuvants Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique

Histologie : Cancer non à petites cellules

Stades applicables : pIa à pIIIb

Radiothérapie post-opératoire  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Remarque préliminaire : En ce qui concerne le rôle de la radiothérapie post-opératoire, une récente méta-analyse conclue à l’absence d’avantage en terme de survie pour les malades atteints de cancers non à petites cellules en résection complète. Une analyse par sous-groupe ne peut déterminer que la radiothérapie soit plus ou moins efficace en fonction du stade de la maladie concerné. Cependant, la majorité des études incluses dans cette méta-analyse étaient sous optimales en terme de dose totale, de fractionnement et de technique de radiothérapie. De ce fait le groupe oncoLR considère que les résultats de cette méta-analyse ne peuvent constituer la base d’une recommandation.

Stade Ia-Ib-IIa-IIb-IIIa (N1)

           La radiothérapie n’est pas recommandée à l’exception des cancers de l’apex (IIb)

 Stade IIIa (T1-3N2) 

L’utilité de la radiothérapie est encore en cours d’étude pour les malades atteints de stades T1-3N2 en résection complète et pour les malades qui n’ont pas bénéficié d’une résection complète.

          La radiothérapie peut être indiquée lorsque les réserves fonctionnelles du malade ont été testées en période postopératoire et ont montré quelles étaient suffisantes pour que le bénéfice attendu du contrôle local ne soit pas contrebalancé négativement par la toxicité du traitement.

Chimiothérapie post-opératoire    Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Stade Ia-Ib-IIa-IIb-IIIa

La chimiothérapie post-opératoire a été proposée comme traitement adjuvant des cancers bronchiques non à petites cellules de stades Ia, Ib, IIa, IIb, et IIIa du fait de l’observation suivante : les métastases à distance constituent la plus fréquente cause de rechute. La maladie métastatique est supposée être présente au moment du diagnostic pour une proportion importante de patients. Une méta-analyse et une étude de phase III (IALT) sont en faveur d’un allongement de la survie pour les patients recevant une chimiothérapie fondée sur le cisplatine. Dans l’étude de phase III le bénéfice d’une chimiothérapie du type doublet fondé sur le cisplatine, est de 4,1% à 5 ans. Ces données permettent de justifier la chimiothérapie adjuvante pour les malades en résection complète avec un indice de performance 0-1 et après les avoir informés de la réduction du risque attendu.

Stade IIIb (pour l’essentiel T4 (excepté épanchement pleuraux ou péricardiques) – N1-2, rarement "T - N3).

          La radiothérapie est recommandée

          La chimiothérapie est recommandée

          Deux séquences peuvent être considérées comme acceptables : chimiothérapie - radiothérapie séquentielle ou chimio-radiothérapie concomitante. Un certain nombres d’études randomisées suggèrent un meilleur contrôle local de la maladie par l’utilisation de la deuxième modalité au prix d’une toxicité sur les organes sensibles (œsophage, poumon) plus élevée. Les patients qui peuvent relever de cette deuxième technique doivent présenter un PS 0-1.

Rmq générale : dans le débat actuel sur la place de la radiothérapie postopératoire, l’analyse prospective par les membres du

réseau de l’évolution de la fonction respiratoire est encouragée.

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Fiche 3 bis

Indications préopératoires de la chimfiche 3bis sommaireiothérapie

Type : Fiche thérapeutique

Histologie : Cancer non à petites cellules

Stades applicables : cIb à cIIIa

Pour les cancers non à petites cellules de stade N2 confirmé histologiquement, deux études ont démontré qu’une chimiothérapie d’induction prolonge la survie. Une étude de plus grande ampleur, intéressant une population de malades atteints de tous stades n’a pas démontré d’amélioration de la survie des malades de stades IIIa. Paradoxalement, un bénéfice en terme de réduction du risque de métastases à distance était mis en évidence.

A ce jour la prescription d’un chimiothérapie préopératoire fondée sur le cisplatine est légitimée par

Le rationnel de toute chimiothérapie néoadjuvante : réduction des risques de résection incomplète et réduction du risque de rechute métastatique.

taux de résections élevés observés dans les études de phase II.

Amélioration statistiquement démontrée de la survie dans deux études de phase III et forte tendance statistique pour la troisième.

A ce jour, il n’y a pas de comparaison scientifiquement valide d’une chimiothérapie néoadjuvante et d’une chimiothérapie adjuvante.

 

Fiche 4

Chimiothérapie des stades IV et IIIb  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : Cancer non à petites cellules
Stades applicables : c ou p IV / c ou p IIIb Contexte et définitions :

La littérature internationale a vu surgir le concept de cancer bronchique non à petites cellules avancé comme un sous groupe particulier de cette maladie. Cependant, il n’y a pas de définition officiellement admise de l’adjectif « avancé ». Sous ce vocable les spécialistes regroupent généralement les malades qui souffrent soit d’un stade IV soit d’un stade IIIb avec épanchement pleural ou péricardique néoplasique. Il s’agit en fait d’un regroupement des malades théoriquement inéligibles pour la chirurgie ou la radiothérapie à intention curative.

La prise en charge des malades atteints de cancers bronchiques de stade avancé  doit comporter deux volets : le traitement de soutien et le traitement anti-cancéreux. 

1 . Bases Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

La chimiothérapie prolonge la vie, soulage les symptômes et améliore la qualité de vie d’une majorité de malades atteints de cancer bronchique non à petites cellules de stade avancé dans la mesure ou leur indice de performance initial est inférieur à 2 (confer section « évaluation pré-thérapeutique des malades atteints de CNPC sous section 5).  Le bénéfice est mieux démontré pour les chimiothérapies fondées sur le cisplatine. Ainsi la chimiothérapie standard de ces malades est un doublet basé sur un sel de platine. La chimiothérapie est coût-efficace.

 « .

     Individuellement la chimiothérapie doit être évaluée en termes de coût - efficacité et de qualité de vie.

     Le maintien du traitement chez un malade non répondeur n’est pas justifié.

     Il n’y a pas dans la littérature de recommandation sur la durée du traitement. 

2 . Moyens Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

A. Cisplatine

Le cisplatine est la drogue pivot au vue des méta-analyses.
Une métaanalyse démontre que la substitution d'un doublet cisplatine + drogue de 3ème génération par un doublet carboplatine + drogue de 3ème génération provoque une diminution de 11% des chances de survie.
La démonstation de l’équivalence d’autres sels de platine dans cette situation n’est pas faite.
Le cisplatine est un médicament de haute toxicité. Il ne peut être prescrit chez les malades ayant une hypoacousie, ou une insuffisance rénale ou une neuropathie périphérique.
Le cisplatine nécessite une hyperhydratation encadrant son administration.
Le cisplatine entraîne un émésis rendant nécessaire une prescription de sétrons et corticoïdes.
Une métaanalyse des études comparant un doublet fondé sur le platine à un doublet sans sel de platine (type gemcitabine taxane ou gemcitabine navelbine) démontrent que les malades traités sans sel de platine ont un risque de décès à un an de 4% supérieur au doublet sans platine.
 

B. Liste des drogues actives :

Activité indicative des différentes drogues en monochimiothérapie des cancers bronchiques non à petites cellules
Les taux de réponse rapportés dans le tableau ci dessous sont sujets à cautions :
Les études sont parfois anciennes (problème de méthodologie d’évaluation)
Les taux de réponses rapportés dépendantes des caractéristiques des malades inclus.
Pour une même drogue, les taux sont variables d’une étude à l’autre

Drogues

RO (Mono-CT)

Cisplatine

12-19 %

Ifosfamide

14-40%

Mitomycine

20%

Vindesine

18%

Carboplatine 1

10%

Vinorelbine

12-30%

Paclitaxel

20%

Etoposide

14%

Adriamycine

13%

Gemcitabine

18-26%

Docétaxel

20-30%

Pemetrexed 1 20%

Irinotécan (CPT-11)1

20%

1 Médicaments sans AMM dans l'indication

C. Combinaisons
La supériorité d’une combinaison de deux drogues (doublets) sur une mono-chimiothérapie est démontrée par une récente méta-analyse et plusieurs études randomisées.
Les associations de type triplet n’ont pas de supériorité démontrée sur les associations de type doublet dans la littérature.
En raison du rôle de pivot joué par le cisplatine, les études randomisées qui ont comparé le cisplatine seul à une association fondée sur le cisplatine sont rappelées ci-dessous.

Traitement

Effectif

Réponse objective (%)

Survie médiane (SEM)

Auteur

CDDP

CDDP – VP-16

81

81

19

26

26

22

Klastersky J

CDDP

CDDP – VP-16

24

61

4

36*

18

35*

Crino L

CDDP

CDDP – vindésine

80

80

12

29*

39

45

Kawahara M

CDDP

CDDP – vinorelbine

209

206

12

26*

26

35*

Wozniak AJ

CDDP

CDDP – mitomycine

105

110

12

27*

23

33

Gandara RJ

CDDP

CDDP – gemcitabine

154

155

10

31*

33

40*

Sandler

CDDP

CDDP paclitaxel

197

190

17

26*

37

35

Gatzmeier

CDDP

CDDP tirapazamine

219

218

14

27*

28

34*

Von Pawel J

* p < 0.05; médicament hors AMM

3. Indications  et  Perspectives Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

L’indication d’une chimiothérapie standard (doublet fondé sur un sel de platine) est possible en dehors :

             - des malades souffrant de co-morbidités sévères.

             - des malades OMS 2-4.

             - des malades âgés (contre-indication relative devant tenir compte des co-morbidités)

Une adaptation de ces critères peut être effectuée pour les malades très jeunes

La prescription d’une chimiothérapie ne doit pas être retardée jusqu’à l’apparition des symptômes.

Les nouvelles drogues telles que la gemcitabine, la vinorelbine, les taxanes, ont un meilleur ratio efficacité : toxicité en comparaison avec les anciennes drogues et produisent des taux de réponses avoisinant 20% en mono-chimiothérapie. Dans les études randomisées l’évaluation des doublets associant sel de platine et l’une de ces nouvelles drogues suggèrent un discret avantage en terme de survie et de tolérance en comparaison avec les doublets classiques. La supériorité des associations cisplatine et drogue de troisième génération sur les associations de drogues de deuxième génération est démontrée par une récente métaanalyse. Actuellement, la survie médiane des malades atteints de cancer non à petites cellules de stade avancé est de l’ordre de 8 mois et la survie à 1 an entre 35 et 40%.

De nouvelles associations sont étudiées dans des protocoles cherchant le meilleur compromis entre toxicité et qualité de vie.

Sur la base des études randomisées actuellement connues, les doublets sans sel de platine peuvent être considérés comme une alternative possible aux doublets standards. Cependant, cette option n’est pas encore clairement évaluée en termes de coût efficacité et de gain de qualité de vie.

Sur la base des études randomisées comparant une nouvelle drogue (taxanes, gemcitabine, vinorelbine) au meilleur soins de soutien, une mono-chimiothérapie utilisant un de ces cytotoxiques est une alternative acceptable aux chimiothérapies conventionnelles pour les malades ne correspondant pas aux critères sus-cités en particulier les malades dont l’indice de performance est égal à 2 et les malades dont l’âge est supérieur à 75 ans (seules la gemcitabine et la vinorelbine ou l’AMM en France dans cette indication).

La durée recommandée de la chimiothérapie est de six cycles. Il n’est pas recommandé de prolonger un traitement au-delà de la quatrième cure chez les malades qui n’ont pas été répondeurs.

La chimiothérapie de deuxième ligne  peut être proposée aux malades pré-traités bénéficiant d’un bon indice de performance. Sur la base de deux  études randomisées de phase III, le docétaxel peut être recommandé si la chimiothérapie de première ligne ne comportait pas de taxane. Sur la base d’une étude de non infériorité comparant le docétaxel au pémetrexed, ce dernier apparaît comme une alternative acceptable en terme de tolérance et d’activité. La chimiothérapie de deuxième ligne peut être proposée préférentiellement aux malades qui ont été répondeurs à une première ligne.

Une chimiothérapie de type doublet n’est pas recommandée en deuxième ligne. Cependant, il peut s’agir d’une option d’exception chez certains malades jeunes OMS 0-1 avec un long intervalle libre.

Le tarceva (erlotinib) est une option validée en troisième ligne chez les patients ayant reçu deux lignes de chimiothérapie dont une contenait un sel de platine et l’autre un taxane (cf ATU).

Elle peut être envisagée dans certaines situations :
Plusieurs modalités de l’association (concomitante, séquentielle, alternée) ont été évaluées. La modalité d’association concomitante semble permettre un meilleur contrôle local de la maladie au prix d’une toxicité oesophagienne plus importante, imposant une évaluation rigoureuse des malades.

Elle peut être utile dans une association multimodale pour certains malades

Dans ce cas, le contrôle de la maladie endothoracique doit être possible et la chimiothérapie adujuvante ou néo-adjuvante est recommandée.  

Contexte et prolégomènes :

Les malades atteints de cancer bronchique non à petites cellules avancé ont généralement des scores symptômes élevés et ils sont fréquemment affectés de douleurs, de dyspnée et d’anxiété

Dans cette population les critères habituellement utilisés en cancérologie ne sont pas suffisants. L’amélioration de la survie reste l’objectif principal, mais la seule démonstration d’un gain de vie ne permet pas d’accepter un traitement comme efficace pour le malade. Trois autres critères doivent être évalués: la réduction du score-symptôme, le maintien ou l’amélioration de la qualité de vie, et un impact aussi minime que possible des toxicités.

Prothèses endotrachéales et endobronchiques
Résection L.A.S.E.R.
Cryothérapie
Endobrachythérapie
Photothérapie
Prothèses endo-vasculaires
Pleurodèse (indication plus limitée que pour les adénocarcinomatoses pleurales de primitif inconnu)
Traitements antalgiques
Soutien psychologique
Traitement anti-oedémateux. 
Correction des hypercalcémies.
Support nutritionnel.
Support transfusionnel.

 L’investigation de l’activité de nouvelles drogues est recommandée.

     4.  Surveillance Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

L’évaluation doit porter sur :
                La réponse tumorale évaluée selon les critères OMS (en terme de qualité et de durée).
                La toxicité du traitement
                La qualité de vie
                La réduction du score symptôme.

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Fiche 5

Radiothérapie des cancers bronchiques  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : cancer non à petites cellules et cancer à petites cellules
Stades applicables : limité au thorax, non opérable.

    1. Radiothérapie des cancers non à petites cellules localement avancés et non opérés.

Dose au niveau tumoral : 60 à 65 Gy

Rythme : 1.8 à 2 gy par jour, 5 fractions par semaine

Volume standard irradié : jusqu’à 38-40Gy , par 1 champ antérieur et 1 champ postérieur :

(pour les tumeurs des lobes supérieurs, la limite inférieure du champ se situera au moins 5 cm au dessous de la carène et pour les tumeurs des lobes infèrieurs, la limite inférieure du champ atteindra D9-D10 )

Puis complément de 15 à 20 Gy , par 2 champs réduits latéraux ou obliques .

La modalité d’étalement :

La modalité d’étalement la plus communément admise est la radiothérapie continue et normo-fractionnée. 

La radiothérapie de conformation devrait permettre d’augmenter les doses délivrées à la tumeur en épargnant les tissus sains, après définition d’un volume optimal à irradier.

    2. Radiothérapie des cancers bronchiques à petites cellules

Dose : 50 à 54 Gy . La dose optimale n'est pas connue, mais elle doit être > à 45 Gy.

Volume :

Le médiastin est irradié dans sa totalité de façon plus systématique que pour les cancers non à petite cellules.Lorsqu’il y a eu une chimiothérapie d’induction résultant en une réduction du volume tumoral, le volume cible est un compromis entre le volume pré-thérapeutique et, s’il était trop important, le volume résiduel post-induction.

Timing :

Il est démontré que la radiothérapie réduit d’autant mieux le risque de décès qu’elle est effectuée précocéement dans le programme thérapeutique.

    3 . Pour les deux histologies 

Fonction respiratoire :

Avant la radiothérapie, une mesure du VEMS et de la CV est recommandée.
La radiothérapie est proposée aux malades qui ont plus d’1,5 L de VEMS
En dessous de cette valeur, les indications sont plus limitées mais peuvent cependant être licites (ex : radiothérapie pour décompression médiastinale)

Fonction cardiaque :

L’examen clinique cardiaque et l’électrocardiogramme sont nécessaires avant le début du traitement.
En cas d’anomalie, une étude échocardiographique de la fonction ventriculaire gauche est indiquée.

Evaluation post-thérapeutique :

La surveillance porte sur l’interrogatoire, l’examen clinique, ainsi que sur les mesures de la CV et du VEMS. En cas d’anomalie, l’étude de l’hématose de repos est justifiée.
Le rythme de la surveillance est à définir en fonction de chaque équipe.
L’étude de l’hémogramme est recommandée dans les suites de la radiothérapie (recherche de la thrombopénie) particulièrement dans les associations radiochimiothérapiques. Ce contrôle s’impose lorsque la radiothérapie s’inscrit dans un programme où elle est suivie par une chimiothérapie.
Il est recommandé de surveiller de manière prolongée les malades qui bénéficient d’une longue survie en raison de la possible survenue tardive de toxicités.
 

    4 . Irradiation Prophylactique encéphalique (IPC) 

Indication :

L’irradiation prophylactique encéphalique réduit les risques de rechutes cérébrales et de décès des malades bénéficiant d’une réponse après induction de la chimiothérapie. Elle est donc indiquée chez les malades atteints de cancer à petites cellules en rémission. Il est recommandé de la réaliser dès l’obtention de la réponse tumorale complète ou sub-complète.

Dose :

Dose totale entre 24 et 38 Gy. La dose standard est de 30 Gy.

La dose par fraction ne doit pas dépasser 2,5 Gy.

Modalité :

pan-encéphalique

Timing :

l’IPC est recommandée au moment où la réponse à la chimiothérapie est confirmée.

Commentaires :

Il n’y a pas de preuve qu’une dose cumulée supérieure à 30 Gy soit plus efficace alors qu’il existe des arguments en faveur d’une relation entre la dose et les effets secondaires.
Les doses supérieures à 30 Gy restent investigationnelles.
La dose de l’IPC est encore mal connue et les membres du réseau sont invités à participer aux études de recherche de la dose.

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Fiche 6

Association radio-chimio des CNPC Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : cancer non à petites cellules
Stades applicables : localement avancés et non-réséquables.

   1. Problématique  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

La prise en charge des cancers bronchiques localement avancés et non-réséquables est difficile pour deux raisons :

L’analyse de la littérature est difficile en raison

   2. Etat de la question Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Radiothérapie per se

La radiothérapie permet d’augmenter la survie des malades atteints de cancer non à petites cellules localement avancés et inopérables (une seule étude randomisée).
Il existe une relation effet – dose (deux essais randomisés).

Associations séquentielles

L’association séquentielle de la chimiothérapie et de la radiothérapie augmente la survie en comparaison avec la seule radiothérapie
Cet effet est plus net lorsque la chimiothérapie est fondée sur le cisplatine.
L’amélioration induite par l’association est modeste et a nécessité une méta-analyse pour la démontrer.

Associations concomitantes

Cette association est le plus souvent effectuée en utilisant des doses radiosensibilisantes d’un médicament stabilisant les cassures de l’ADN induites par la radiothérapie ou bloquant les cellules en phase radio-sensible du cycle cellulaire.

Dans cette modalité combinée

Un essai randomisé montre que l’association quotidienne de dose faible de cisplatine à la radiothérapie est supérieure à l’association hebdomadaire ou à la radiothérapie seule.

Trois autres essais randomisés sont négatifs.

Alternativement chimiothérapie et radiothérapie peuvent être combinées en utilisant les doses optimales de chacune des thérapies. Les progrès techniques de la radiothérapie et la meilleure tolérance des drogues de chimiothérapie expliquent cette tendance à l’administration d’une chimiothérapie ayant, outre une activité radiosensibilisante putative, une activité antimitotique. Le doublet prototypique de ce type d’association est cisplatine – vinorelbine ou cisplatine - VP-16 ou cisplatine paclitaxel.

Il n’y a pas à ce jour de méta-analyse dans ce domaine.

Association alternée

Pas d’essai randomisé pour le cancer non à petites cellules.  

   3. Perspectives Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Les nouvelles techniques de radiothérapie (hyperfractionnement, radiothérapie accelérée) sont un espoir d’améliorer le contrôle local. L’intégration de la chirurgie dans certains stade IIIb en particulier les stades T4N2 est faisable après des inductions combinant radiothérapie et chimiothérapie séquentielles et concomitante mais reste investigationnelle.

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Fiche 7

Evaluation pré-thérapeutique des malades atteints de CPC Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche diagnostic
Histologie : Cancer à petites cellules
Stades applicables : tous

1. Objectifs de l’établissement du stade Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Objectifs primaires

Objectif secondaire

2. Finalité de l’établissement du stade Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

L’évaluation pré-thérapeutique doit classer la maladie en " étendue " ou " limitée "

3. Définition du stade limité Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Un cancer à petites cellules est dit au stade limité si la totalité de la maladie peut être incorporée dans un seul champ de radiothérapie thoraco-susclaviculaire. Soit :

Un cancer à petites cellules est dit étendu en opposition au stade limité. Généralement, on entend par maladie étendue, l’observation d’au moins une des caractéristiques suivantes :

Remarque : le stade étendu n’est pas obligatoirement synonyme de stade métastatique.

4. Méthodologie de l’établissement du stade limité contre étendu Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

La limite entre stade étendu et stade limité est fonction

5. Règles générales  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

6. Recherche simultanée de l’ensemble des facteurs de mauvais pronostic Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran
on peut citer à titre indicatif les critères de Manchester

Plusieurs études retrouvent un effet pronostique négatif d’un taux de NSE élevé lors du diagnostic mais, l’utilisation de ce marqueur n’est pas consensuelle.  

7. Etude systématique Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Sites cliniques (peau, SNC, adénopathies, etc)

Os

Clinique
Phosphatases alcalines > 1,5 fois la normale
Calcémie > à 1 fois la normale
LDH > 1 fois la normale

Cerveau

Clinique
TDM
IRM

Foie

Surrénale

Clinique (douleur)
TDM
(Echo)
Ponction
FDG P.E.T Scan

Moelle osseuse

Biopsie ostéo-médullaire unilatérale
IRM des sites hématopoïétiques

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Fiche 8

Chimiothérapie des cancers à petites cellules  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : Cancer à petites cellules
Stades applicables : tous stades.

1 . Situation générale du problème Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

2 . Drogues actives Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Un nombre important de drogues ont une activité démontrée pour le cancer à petites cellules.
Les taux de réponse rapportés dans le tableau ci dessous sont sujets à cautions :
Les études sont souvent anciennes (problème de méthodologie d’évaluation)
Les taux de réponses rapportés dépendantes des caractéristiques des malades inclus.
Les taux sont variables d’une étude à l’autre.

Drogues classiques :

Classe thérapeutique Drogues Taux de réponses indicatifs
Epipodophyllotoxines Etoposide (VP-16) 40-45
Agents alkylants Cyclophosphamide 40
  Ifosfamide 43-60
Vinca-alcaloïdes Vincristine 30-40
  Vindésine 30
  Vinblastine 30
Dérivés du platine Cisplatine 15-55
  Carboplatine 47-65
Autres Doxorubicine 30
  Epidoxorubicine 45
  Lomustine 15
  Carmustine 20-25
  Méthotrexate 35

 

Nouvelles molécules :

Drogues Catégories Nbre de malades Taux de réponses IC 95 %
Gemcitabine Chémo-naifs 29 24 % 9 - 39 %
CPT-11 Sensibles 15 47 % 21 - 72 %
Docetaxel 1er et 2ème ligne 28 25 % 9 - 41 %
Navelbine Réfractaires 23 17 % 2 - 32 %
Navelbine Réfractaires 24 12 % 17 - 34 %
Navelbine Chémo-naifs 30 27 % 11 - 42 %
Paclitaxel Réfractaires 24 29 % 12 - 51 %
Paclitaxel Chémo-naifs 36 34 % 18 - 50 %
Topotécan Réfractaires 116 6 % 2 - 10 %
Topotécan Sensibles 102 24 % 17 - 34 %
Topotécan Chémonaifs 54 39 % 26 - 53 %
Chémonaifs : première ligne
Réfractaires : deuxième ligne après échec de la première ligne (ou effet transitoire)
Sensibles : deuxième ligne après réponse > 3 mois de la première ligne.

Commentaire : à ce jour aucune des nouvelles molécules n’a l’AMM dans l’indication des cancers à petites cellules en première ou en deuxième ligne.

3 . Associations actives Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Les associations les plus couramment publiées sont listées dans le tableau ci-dessous.

Combinaison Dose (mg/m2) Voie Schéma
       
cyclophosphamide
4-epidoxorubicine
cisplatine
étoposide
400
40
100
75
IV
IV
IV
IV
Toutes les 4 semaines; jour 1 à 3
Toutes les 4 semaines; jour 1
Toutes les 4 semaines; jour 2
Toutes les 4 semaines; jour 1 à 3
       
cisplatine
étoposide
80
100
IV
IV
Toutes les 3 semaines, jour 1
Toutes les 3 semaines jours 1, 2 et 3
       
carboplatine
étoposide
AUC 5
100
IV
IV
Toutes les 3 semaines, Jour 1
Toutes les 3 semaines jours 1, 2 et 3
       
étoposide
doxorubicine
cyclophosphamide
80
45
1000
IV
IV
IV
Toutes les 3 semaines; jour 1, 2, 3
Toutes les 3 semaines; jour 1
Toutes les 3 semaines; jour 1
       
cyclophosphamide
doxorubicine
vincristine
1500
40
1.3
IV
IV
IV
Toutes les 3 semaines; jour 1
Toutes les 3 semaines; jour 1
Toutes les 3 semaines; jour 1.
       
cyclophosphamide
doxorubicine
cisplatine
étoposide
300
40
100
75
IV
IV
IV
IV
Toutes les 4 semaines; jour 2 à 5
Toutes les 4 semaines; jour 1
Toutes les 4 semaines; jour 2
Toutes les 4 semaines; jour 1 à 3

 

Deux métaanalyses récentes soulignent le rôle pivot du cisplatine d’une part et de l’étoposide d’autre part. L’association de ces deux molécules est synergique. Elle est considérée par de nombreux auteurs comme une chimiothérapie de référence.

L’association cyclophosphamide – adriamycine – vincristine présente des résistances partiellement croisées avec le schéma précédent et offre un traitement de deuxième ligne en cas de développement de résistance secondaire au schéma précédent (cf deuxième ligne).

     4 . Traitement particulier en fonction du type d’extension de la maladie  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

    5.  Intensité de traitement  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

     Trois publications sont en faveur d’une relation dose-effet (Arriagada et al, NEJM 1993, Steward et al, JCO 1998 ; Pujol et al. JNCI 2001) 
    
Un nombre plus important de publications n’ont pas démontré de relation dose effet (Miles DW et al. 1994 ; JCO, Idhe
    
DC, et al. JCO, 1994 ; Bunn PA et al., 1995; Pujol et al. JCO 1997 ; Furuse et al. JCO 1998). 
    
Les recommandations pouvant être soutenues à la lecture de la littérature sont : 
         
Le respect des doses optimales prescrites lors de la première cure (pas de sous dosage). 
         
L’inutilité à ce jour de la prescription en prophylaxie primaire de facteurs de croissance hématopoïétique à l’exception des protocoles nécessitant un maintien de la dose intensité.

    6 . Chimiothérapies alternées Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Ce concept repose sur l’alternance de cytostatiques pour lesquels les mécanismes de résistance tumorale s'exercent par des voies différentes.
A ce jour il n’y a pas de démonstration de supériorité de l’administration alternée de combinaisons de cytotoxiques sur leur administration séquentielle. En réalité, il n'est pas certain que les associations utilisées seraient strictement dépourvues de résistance croisée.
A ce jour la chimiothérapie alternée ne peut être recommandée comme un standard de traitement.

     7 . Durée du traitement Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Au vu des publications actuelles, il ne semble pas utile de prolonger le traitement cytostatique au-delà de 6 cures chez les malades en réponse complète

     8 . Traitement de deuxième ligne  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Actuellement, le seul critère reconnu comme un indice de sensibilité à un traitement de deuxième ligne est un intervalle sans traitement et sans rechute supérieur à 3 mois après le traitement de première ligne.
Après une association cisplatine – VP-16 l’association CAVi peut rester active.
     9. Possibles voies nouvelles  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran
Développement de nouvelles molécules telle que l’irinotécan, le topotécan, le paclitaxe. Développement de thérapie ciblée visant à modifier un signal de prolifération des cellules tumorales en épargnant les cellules normales.  

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Fiche 9

Association radio-chimio des CPCRetour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : cancer à petites cellules
Stades applicables : limité au thorax, (sans épanchement pleural).

1 . Problématique  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Le contrôle local est la première cause d’échec des cancers à petites cellules limités au thorax.

L’analyse de la littérature est difficile en raison

2.  Etat de la question  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Comparaison de l’association radiothérapie – chimiothérapie à la chimiothérapie seule.

Il existe un gain de survie pour les malades traités avec la modalité combinée (démontré par deux méta-analyses).

Timing

La précocité de la radiothérapie augmente la survie des malades en comparaison avec la radiothérapie de consolidation effectuée en fin de programme de chimiothérapie (démontrée par plusieurs études randomisées).

Modalité de l’association

Les études comparant différentes méthodes d’associations (séquentielle, combinée ou concomitante) sont rares et ne permettent pas de dégager un consensus. Seules les deux notions citées ci dessus sont consensuelles.
A ce jour aucune étude fondamentale n’est venue éclairer notre réflexion.

3.  Perspectives Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Deux voies de recherches actuelles visent à améliorer le contrôle local :
Les nouvelles techniques de radiothérapie (hyperfractionnement, radiothérapie accelérée) sont un espoir d’améliorer le contrôle local.
L’intégration de la chirurgie après induction par modalité combinée.

Ces deux voies sont investigationnelles.

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Fiche 10

Prise en charge des tumeurs germinales du médiastin Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche diagnostic et thérapeutique
Histologie : tumeur germinales malignes séminomateuses et non-séminomateuses

1. Bilan pré-thérapeutique Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

5 buts

1) Etablir le diagnostic de tumeur germinale du médiastin

2) Etayer l’origine médiastinale primitive

3) Procéder au bilan d’extension

4) Rechercher une hémopathie associée

5) Limiter la toxicité et préserver les possibilités de procréation

Bilan minimal 

Bilan optionnel

Médullogramme

2. Traitement Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Tumeurs non séminomateuses

        1) Chimiothérapie première : 4 cycles de BEP

            * Bléomycine 30 mg hebdomadaires

            * Etoposide 100 mg/m2 J1 à J5

            * Cisplatine 20 mg/m2 J1 à J5

+ Chaque cycle est délivré toutes les 3 semaines : le traitement est délivré à J21 quelles que soient les conditions hématologiques, en l’absence de fièvre et mucite de grade ³ 2

+ Une épreuve fonctionnelle respiratoire est conseillée au décours de la 3ème cure : la bléomycine est supprimée pour la 4ème cure en cas de baisse de la DLCO ³ 20% (en dehors d’un abaissement lié à une anémie concomitante)

        2) Chirurgie d’éxérèse des lésions résiduelles après normalisation des marqueurs

Tumeurs séminomateuses pures

        1) Tumeurs localisées :

                    Radiothérapie (40-45 Gy) ou chimiothérapie (4 EP)

        2) Tumeurs métastatiques : chimiothérapie (4 (B)EP)

Traitement de rattrapage

        1) Chimiothérapie : 4 cycles de VeIP

            * Vinblastine 0,11 mg/kg J1 et J2

            * Ifosfamide 1200 mg/m2 J1 à J5

            * Cisplatine 20 mg/m2 J1 à J5

Chaque cycle est délivré toutes les 3 semaines

        2) Chirurgie d’éxérèse des lésions résiduelles après normalisation des marqueurs

        3) Une chirurgie de " sauvetage " de lésions tumorales peut être envisagée en cas d’échec de la chimiothérapie

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Fiche 11

Evaluation pré-thérapeutique des tumeurs thymiques Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche diagnostique
Histologie : Tumeurs thymiques épithéliales (TET)
Stades applicables : tous

1 . But du bilan préthérapeutique: Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Différencier carcinome thymique et thymome
Diagnostic différentiel avec tumeurs germinales et lymphomes

 

  Classification de Masaoka (Cancer 1981) Classification du GETT
Stade I Tumeur encapsulée complètement réséquée

 

Tumeur encapsulée complètement réséquée

Ia: sans adhérence

Ib avec adhérence

Stade II Tumeur invasive
  1. Invasion macroscopique de la graisse médiastinale ou de la plévre médiastinale
  2. Invasion microscopique de la capsule
Tumeur invasive complètement réséquée
Stade III Invasion des organes de voisinage (péricarde, gros vaisseaux ou poumon) IIIA: résection incomplète

IIIB: biopsie

Stade IV IVA: dissémination sans solution de contiguïté à la plévre ou au péricarde.

IVB: métastases lymphatiques ou hématogènes

IVA: adénopathie sus claviculaire ou greffe pleurale

IVB: Métastases hématogènes

  La révision de la classification des tumeurs de l’OMS permet de retenir une nouvelle classification histologique :

Type : 
A : tumeur composée d’une population homogène de cellules épithéliale maligne associées à un infiltrat lymphocytaire modéré non néoplasique.

AB : type A + infiltrats très riche en lymphocytes
B1 : association de cellules corticales d’apparence normale et de cellules d’allure médullaire.
B2 : atypies cellulaires + infiltrats L massif
B3 : tumeur composée d’une majorité de cellules atypiques épithéliales
C : carcinome thymique.

La classification histologique et le stade de la maladie ont tous les deux, un impact pronostic indépendant.

2 . Finalité de l’établissement du stade  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

3 . Bilan minimal  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

4 . Examen additionnels  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

5. Abord du diagnostic histologique Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Tumeur réséquable sur des critères morphologiques TDM

OUI

NON

 

                       Chirurgie à visée diagnostic   et thérapeutique

Tumeur potentiellement réséquable de stade présumé III:Biopsie initiale en vue d'un éventuel traitement d'induction

Tumeurs définitivement    inopérables: biopsies à l'aiguille ou chirurgicale

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Fiche 12

Traitements des tumeurs épithéliales thymiques Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : TET
Stades applicables : Tous

1 . Bases   Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

2. Moyens Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Elle est à la base du traitement pour les malades de Stade I à III.
Elle doit être aussi large que possible.

Aucune modalité de l’association (concomitante, séquentielle, alternée) ne se dégage comme supérieure dans cette indication.

Diminuer les risques de rechute en bordure de champ ou à distance (Gripp).
Debulking en situation néo-adjuvante (Macchiarini)
Efficacité démontrée dans les stades IIIB et IV

Associations actives

Les associations les plus couramment publiées sont listées dans le tableau ci-dessous.

Combinaisons Doses (mg/m2) Voie Schémas
       
Cyclophosphamide 500 IV Toutes les 3 semaines; jour 1
Adriamycine 50 IV Toutes les 3 semaines; jour 1
Cisplatine 50 IV Toutes les 3 semaines; jour 1
       
Cisplatine 75 IV Toutes les 3 semaines; jour 1
Epirubicin 100 IV Toutes les 3 semaines; jour 1
Etoposide 120 IV Toutes les 3 semaines jours 1, 3 et 5
       
Adriamycine 40 IV Toutes les 4 semaines; jour 1
Cisplatine   50 IV Toutes les 4 semaines; jour 1
Vincristine       0.6 IV Toutes les 4 semaines; jour 3
Cyclophosphamide 500 IV Toutes les 4 semaines; jour 4
       
Cisplatine 60 IV Toutes les 3 semaines; jour 1
Etoposide 120 IV Toutes les 3 semaines; jour 1 à 3

Chimiothérapie restant possible en deuxième ligne : vépéside – ifosfamide - cisplatine 

3 . Stratégies Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Chirurgie 

Chirurgie
Radiothérapie adjuvante
Chimiothérapie
Chirurgie
Radiothérapie
Traitement de référence: chimiothérapie
Traitements investigationnels: radiothérapie, chirurgie, scintigraphie thérapeutique octréoscan
Traitement de référence: chimiothérapie
Traitement investigationnel: scintigraphie thérapeutique octréoscan

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Fiche 13

Traitements des carcinomes de primitif inconnu  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche diagnostique et thérapeutique
Histologie : carcinome
Stades applicables : Métastases sans porte d'entrée

1 . Bilan pre-therapeutique: 2 buts  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

2 . Bilan minimal  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Diagnostic positif de carcinome (immuno-histochimie)
Grade de différenciation
Diagnostic étiologique :
          - thyroïde (TGB)
          - prostate (PSA)
          - testicule (AFP, hCG)
- poumon (TTF1)

Chez la femme :

Chez l’homme :

3 . Bilan optionnel  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Toutes autres explorations doivent être orientées par la symptomatologie

4 . Traitement  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

En l’absence de primitif retrouvé au terme du bilan
Pas d’attitude standard
Options :

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Fiche 14

Evaluation pré-thérapeutique des mésothéliomes  Retour au sommaire  Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche diagnostique
Histologie : mésothéliome
Stades applicables : tous

1 . But du bilan pré-thérapeutique Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Diagnostic différentiel avec adénocarcinomatose pleurale

 

ACE

Cytokératine (KL1)

Vimentine

Calrétinine
Adénocarcinome

+

+

-

-
Mésothéliome

-

+

+

+
Sarcome

-

-

+

-

Différencier forme épithéliale, sarcomatoïde et mixte 

T

N

M

T1a Plèvre pariétale, y compris médiastinale ou diaphragmatique, sans atteinte de la plèvre viscérale Nx Non exploré Mx Non exploré
T1b Idem avec atteinte focale de la plèvre viscérale N0 Absence d'extension ggl M0 Absence de métastase
T2 Tumeur envahissant le poumon, les scissures, le diaphragme et le péricarde N1 Ggl hilaire M1 Métastase à distance
T3 Tumeur localement avancée mais potentiellement résecable envahissant le fascia endothoracique ou la graisse médiastinale ou envahissement focale mais résécable des tissus mous de la paroi thoracique ou du péricarde non transmurale   Ggl médiastinaux ou mammaire int homolatéraux    
T4 Infiltration pariétale diffuse avec ou sans atteinte costale

Atteinte du péritoine

Atteinte de la plèvre controlatérale

Atteinte des organes médiastinaux

Atteinte de la moelle

Atteinte de la face interne du péricarde ou du myocarde

N3 Atteinte controlatérale (médiastinale ou mammaire int) ou supraclaviculaire    

 

Stade Ia T1a N0 M0
Stade Ib T1b N0 M0
Stade II T2 N0 M0
Stade III Tout T3 M0

Tout N1 ou N2 M0

Stade IV Tout T4 ou N3 ou M1

2. Finalité de l’établissement du stade  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

3 . Bilan minimal  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

4 . Examens optionnels Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

5 . Abord du diagnostic histologique  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Le diagnostic nécessite un prélèvement biopsique permettant la réalisation des immunomarquages. Les prélèvements nécessitent au minimum la réalisation d'une pleuroscopie ou d'une thoracotomie exploratrice.

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Fiche 15

Traitements des mésothéliomes  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

Type : Fiche thérapeutique
Histologie : mésothéliome
Stades applicables : Tous

1 . Bases  Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

2 . Evaluation de la réponse Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

L'épanchement pleural n'est pas une cible évaluable
L'épaisseur de la plèvre est une cible unidimensionnelle (évaluable)
Seule les masses pleurales peuvent constituer des cibles mesurables
Pour les stades I une réévaluation par pleuroscopie peut se discuter.

3 . Moyens Retour au sommaire   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran

En l'absence de traitement spécifique d'efficacité démontrée, les soins de soutien sont la base du traitement. Les deux symptômes qui dominent l'évolution sont la douleur et la dyspnée en rapport avec l'épanchement pleural. La symphyse pleurale doit être réalisée d'emblée lorsque qu'aucun traitement local n'est envisagé (immunothérapie, chimiothérapie intra-pleurale).

De ce fait la radiothérapie n'est pas une modalité thérapeutique à visée curatrice utilisable.
Par contre, compte tenu des risques d'ensemencement des trajets de ponction et des cicatices de thoracoscopie, il est recommandé de les irradier à visée préventive. La dose de 21 Gy en 3 fractions est recommandée dans les 15 jours suivant le geste.
Aucune drogue n'est susceptible d'induire un taux de réponse objective supérieur à 20 %.
Les drogues susceptibles d'induire un taux de réponse objective compris entre 10 et 20 sont la doxorubicine, l'épirubicine, la mithomycine, le cyclophosphamide, l'ifosfamide, le cisplatine, le carboplatine et le pemetrexed.

Le pemetrexed (ALIMTA) 500 mg/m² associé au cisplatine 75 mg/m² (J1 = J21) a été démontré significativement supérieur au cisplatine à la même dose, en terme de taux de réponses, de temps jusqu’à progression et de survie globale (Cf  étude d'enregistrement). Il est actuellement disponible dans cette indication en ATU de cohorte en association au cisplatine selon le schéma précédemment détaillé. Celui-ci doit être considéré comme le traitement de référence du mésothéliome pleural inopérable. Une supplémentation en acide folique et en vitamine B12 est requise pour minimiser la toxicité hématologique du produit.

En dehors des actes à visée diagnostique, la chirurgie n'a que peu d'indications.
Elle consiste en une pleuropneumonectomie élargie s'accompagnant d'une exérèse du péricarde et du diaphragme.
La morbidité évaluée à 40 % et la mortalité évaluée à 15 % rendent compte de la lourdeur de ce geste avec un bénéfice en survie non démontrée.
La chirurgie n'est à considérer que pour les stades stades Ia . La fréquence élevée des recoupes chirurgicales positives nécessite la mise en place d'un traitement adjuvant.
L'interféron alpha n'a qu'une activité modeste par voie systémique.
L'interféron gamma donné à la dose de 40 M.U (2 x par semaine) aurait une activité dans les stades I.
Cette approche reste investigationnelle.
Coordonnateurs   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran Comité de rédaction   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran Comité d’experts   Cliquez ici pour revenir en haut de l'écran
Jean-Louis Pujol
Daniel Castéra
Stéphane Culine
William Jacot
Eric Janssen
Béatrice Lafforgue
Charles Marty-Ané
Jean-Louis Pujol
Xavier Quantin
Monique Rème-Saumon

 

 

Michel Alauzen
Taha Bazarbachi
Didier Choma
André Coste
Jacques Delon
Claude Ducailar
André Fraisse
Jean-Régis Gaillard
Jean-Pierre Gayraud
Elisabeth Giffon
Philippe Godard
Frédéric Gouttorbe
Philippe Guichenez
Thierry Lafontaine
Olivier Molinier
André Mathieu
Piet Muyldermans
Ioana Nebunescu
Pierre Oliver
Christian Paillarguello
Françoise Rosset Bons
Laurence Safont
Sandrine Salas
Christian Seignalet
Alain Serre
Fathi Trigui
Jacques Vignoud

Mise à jour technique de octobre 2005