Association ONCO LR

Fiche médicale commune Poumon
THESAURUS - ONCOLOGIE THORACIQUE
Version 5, octobre 2005
Aide : laboratoires Eli-Lilly
Ce thesaurus est le premier travail collectif de la section oncologie thoracique du réseau de soins ONCOLR (réseau de soins en cancérologie de la région Languedoc Roussillon). Nous vous le proposons comme une aide à la prise en charge des malades atteints de cancers intra-thoraciques. Il a été créé par le réseau et reste sa propriété intellectuelle. Il s'agit d'un outil d'information destiné aux médecins pour une utilisation sous le couvert de leur propre responsabilité.
Ce thesaurus résume et ordonne les bonnes pratiques cliniques dans le champ de la cancérologie thoracique. Il est le fruit d'une concertation pluri-disciplinaire mise en œuvre à l’échelle de la région et impliquant tous les acteurs de santé quel que soit le mode d’exercice. Il est fondé sur l'expérience des membres du réseau et sur les documents de références existants. Tous commentaires seront les bienvenus.
Pour la section oncologie thoracique du réseau de soins ONCOLR.
Contact: JL Pujol, Fax: 04 67 33 61 36, e-mail pujol@cyber-sante.org / D Castéra, Fax : 04 68 54 67 92
Remerciements:
Dominique Jean (laboratoires Eli-Lilly), pour le soutien apporté à l'organisation des réunions.
Annie Mas, pour l'assistance au secrétariat du réseau et pour l'aide à la préparation de ce document.
Evaluation
pré-thérapeutique des malades atteints de
CNPC
Rationnel : Actuellement, la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et les soins de soutien constituent, les moyens thérapeutiques à opposer aux cancers bronchiques non à petites cellules. Le traitement de choix est guidé par le stade de la maladie et les conditions individuelles du malades (indice de performance, âge et co-morbidités). Plus de 70% des malades ont un stade localement avancé ou métastatique au moment du diagnostic et ne sont pas candidats pour la chirurgie. Pour les cancers non à petites cellules de stades précoces, 80% des récidives surviennent dans les deux premières années suivant la chirurgie. Le site de rechute peut différer selon l’histologie, les récidives locales étant plus fréquentes pour les carcinomes épidermoïdes et les récidives métastatiques pour les autres histologies.
| Mountain 86 | Mountain 97 |
| I | Ia |
| Ib | |
| II | IIa |
| IIb | |
| IIIa | IIIa* |
| IIIb | IIIb** |
| IV | IV** |
Particularité de la stadification 97 :
* T3N0M0 -------------> IIb
** Lésions satellites M1 ou T4 selon le lobe
(différent ou identique respectivement)
Histologie
Co-morbidité
Bilan pré-thérapeutique
TDM thoracique
IRM (réservé aux atteintes de la paroi)
FDG P.E.T Scan
Fibroscopie, bronchoscopie rigide
Cytologie, biopsie pleurale
Thoracoscopie
Cytoponction ganglionnaire (N3 ou M1)
Médiastinoscopie (recommandée pour les stations ggl 2R, 2L, 4R, 4L, 3, 10R, ± 7).
Ponction transcarinaire (exclusivement réservée à la station ggl 7 visible en TDM)
Médiastinotomie (réservée aux stations 5, 6).
Vidéochirurgie (recommandée en complément de l’échographie trans-oesophagienne, permet l’exploration des loges ganglionnaires et l’aide à la décision pneumonectomie versus lobectomie par exploration des adénopathies scissurales).
Sites cliniques (peau, SNC, adénopathies, etc)
Os:
Clinique
Phosphatases alcalines > 1,5 fois la normale
Calcémie > à 1 fois la normale
LDH > 1 fois la normaleSi une des investigations ci dessus est pathologique
Cliché centré
Scintigraphie osseuse
IRM
Cerveau
Clinique
TDM
IRM
Foie
Clinique
Imagerie et documentation morphologique
Echographie
TDM
IRM (utile en cas de suspicion d’angiome)
Pathologique : Ponction
Surrénale
- Clinique (douleur)
- TDM
- (Echo)
- Ponction
- FDG P.E.T Scan
L’établissement de l’indice de performance au moment du diagnostic est important pour deux raisons : il est, selon de nombreuse études, un indicateur pronostic indépendant de la survie ; il est un des éléments essentiels du choix du traitement.
Deux échelles sont couramment utilisées pour établir l’indice de performance au moment du diagnostic et aussi lors du suivi thérapeutique ou post-thérapeutique : l’échelle de Karnovsky, et l’échelle proposée par l’ECOG, cette deuxième échelle plus simple étant validée par l’organisation mondiale de la santé. Le groupe oncolr incite fortement l’utilisation de la deuxième échelle.
|
ETAT
GENERAL KARNOFSKY |
ECHELLE |
ETAT GENERAL ECOG-ZUBROD/WHO |
|
| Normal, pas de plaintes. | 100 | 0 | Activité normale, sans restriction. |
| Activité normale. Signes ou symptômes mineurs de la maladie. | 90 | 1 | Restreint pour des activités physiques importantes mais patient ambulatoire et capable de fournir un travail léger. |
| Activité normale avec efforts. | 80 | 1 | |
| Capable de se prendre en charge, mais incapable d’avoir une activité normale ou de travailler. | 70 | 2 | Ambulatoire et capable de se prendre en charge, mais incapable de fournir un travail pendant plus 50% de son temps. |
| Nécessite occasionnellement de l’aide, mais capable de subvenir à la plupart de ses besoins. | 60 | 2 | |
| Nécessite aide et soins médicaux fréquents. | 50 | 3 | Capacité de prise en charge propre beaucoup plus limitée. Passe plus de 50 % de son temps au lit ou dans une chaise. |
| Nécessite soins médicaux et aide importante. | 40 | 3 | |
|
Sévèrement
limité, grabataire. Indication d’hospitalisation, quoique la mort ne soit pas imminente. |
30 | 4 | Complètement grabataire. Incapable de se prendre en charge. Le patient reste totalement couché au lit ou sur une chaise. |
|
Gravement
atteint. Hospitalisation nécessaire. Traitement symptomatique nécessaire |
20 | 4 | |
Fiche 2
Exérèse des cancers
bronchiques
Rationnel : La résection chirurgicale complète est le traitement de choix des cancers non à petites cellules aux stades I et II. La place de la chirurgie dans les cancers non à petites cellules de stades plus avancés, ou dans les cancers à petites cellules est plus discutée et se conçoit comme l’un des éléments d’une prise en charge comportant plusieurs modalités de traitement.
- Infarctus
- Troubles du rythme
- Insuffisance cardiaque : I V G
- HTA (controversée)
- controverse
- risque d'infarctus périopératoire x 2
- Dénutrition (protidémie)
- Obésité (atélectasie des bases, pneumopathie)
3.
Evaluation du risque respiratoire
- Antécédents
- Clinique
- Rx thorax
- EFR VEMS > 2 L : Pneumonectomie possible
- VEMS > 1,5 L : Lobectomie possible
- Gaz du sang PO2 > 50 mm Hg
- Scintigraphie de ventilation-perfusion (VEMS prédictif)
- Contre-indication si VEMS < 1 L
- Mesure de la V02 max
- V02 max< 10 ml/ kg/ mn : contre-indication
- V02 max > 20 ml/ kg/ mn : faible risque
- Mesure PAP et RVP (occlusion temporaire) au repos et à effort
- PAP moy. >35 mm Hg
- RVP > 190 dynes-sec-cm-5
- Conservation du muscle grand dentelé
- Incision de référence
- Incision esthétique (sillon sous mammaire)
- Epargne musculaire
- Contre-indications :
- volumineuses tumeurs
- pneumonectomie radicale
- résection anastomose bronchique ou artérielle
Tumeurs de l'apex
- Lésions bilatérales synchrones
- Chirurgie combinée
- Pontage coronaire
- Voie de Dartevelle
- (cervicotomie oblique + thoracotomie antérieure avec résection 1/3 interne de la clavicule)
- Voie d’abord des tumeurs de Pancoast
Lésions bilatérales surtout lobes inférieurs
- Pas de preuve de supériorité sur la douleur et fonction respiratoire / incisions classiques
- Lambeaux musculaires en cas de pyothorax +/- fistule bronchique
- segmentectomie
- résection atypique (wedge)
- carène: "tracheal sleeve pneumonectomy"
- bronchique: "sleeve lobectomy"
- vasculaire: artère pulmonaire
I et II sont les gestes d’exérèses de référence.
III et IV sont indiquées en cas de limite fonctionnelle respiratoire ou de patients à haut risque interdisant une résection majeure
La lobectomie est le geste le plus fréquemment réalisé
- La valeur curative propre du curage est controversée.
- Par contre sa valeur thérapeutique induite par l’amélioration de la stadification et des traitements adjuvants qu'elle implique est admise.
- Le curage doit être systématique quel que soit le staging préopératoire ou peropératoire (N0) raison de la possibilité de " skip " metastases.
- 22% pour le poumon droit
- 25% pour le poumon gauche
- Il existe 3 modalités de curage ganglionnaire
- sampling ou picking: prélèvement de ganglions macroscopiquement suspects
- systematic sampling: prélèvement de tous les ganglions identifiables dans toutes les aires lymphatiques accessibles du côté de la thoracotomie
- radical dissection: lymphadénectomie radicale emportant tout le tissu ganglionnaire et le celluleux périganglionnaire
Il n'existe pas d'études randomisées prouvant la supériorité d'une méthode sur les autres, mais le ratio de découverte de la maladie N2 semble plus important avec II & III qu'avec I.
Aires accessibles par thoracotomie droite : 2R, 4R, 7, 8, 9, 10R, 10L, 2L, 4L
Aires accessibles par thoracotomie gauche : 5, 6, 7, 8, 9, 10L, 10R, et 4L après section du ligament arteriel, 2L aprés mobilisation de la crosse aortique
Si atteinte 7 ou 4L indication de curage du médiastin supérieur (2&3)
| Groupe | Définition | Gestes indiqués |
| 1 |
Tumeur périphérique
N0 Scissure libre |
Lobectomie Si lésion lobe moyen ou inf : bilobectomie Résection économique si limite fonctionelle |
| 2 |
Tumeur périphérique
N1 Scissure envahie |
Pneumonectomie Si Lobe sup. : lobectomie Si extension scissurale ou N1 interlobaire: bilobectomie Wedge sur la lésion trans scissurale |
| 3 |
Tumeur centrale
N0 |
Pneumonectomie
Sleeve lobectomy si limite fonctionnelle |
| 4 |
Tumeur centrale
N1 |
Pneumonectomie (intrapéricardique) Atteinte N1 exclut en principe la résection anastomose |
| 5 | Extension directe aux structures adjacentes au delà de la plèvre viscérale ou tumeur à moins de 1 cm de la carène |
Exérèse pulmonaire superposable
à celle des autres groupes mais
associée à résection en bloc
de la structure adjacente envahie.
T4 bronche souche : tracheal sleeve pneumonectomy |
- vx pulmonaires non controlables en intrapéricardique
- coeur
- carène
- oesophage
- aorte
- vertébre
II. Etat fonctionnel du patient
III. Contre-indication de la lobectomie
Fiche 3
Indications
postopératoires des traitements médicaux
adjuvants
Type : Fiche thérapeutique
Histologie : Cancer non à petites cellules
Stades applicables : pIa à pIIIb
Remarque préliminaire : En ce qui concerne le rôle de la radiothérapie post-opératoire, une récente méta-analyse conclue à l’absence d’avantage en terme de survie pour les malades atteints de cancers non à petites cellules en résection complète. Une analyse par sous-groupe ne peut déterminer que la radiothérapie soit plus ou moins efficace en fonction du stade de la maladie concerné. Cependant, la majorité des études incluses dans cette méta-analyse étaient sous optimales en terme de dose totale, de fractionnement et de technique de radiothérapie. De ce fait le groupe oncoLR considère que les résultats de cette méta-analyse ne peuvent constituer la base d’une recommandation.
Stade Ia-Ib-IIa-IIb-IIIa (N1)
La radiothérapie n’est pas recommandée à l’exception des cancers de l’apex (IIb)
Stade IIIa (T1-3N2)
L’utilité de la radiothérapie est encore en cours d’étude pour les malades atteints de stades T1-3N2 en résection complète et pour les malades qui n’ont pas bénéficié d’une résection complète.
La radiothérapie peut être indiquée lorsque les réserves fonctionnelles du malade ont été testées en période postopératoire et ont montré quelles étaient suffisantes pour que le bénéfice attendu du contrôle local ne soit pas contrebalancé négativement par la toxicité du traitement.
Chimiothérapie
post-opératoire
Stade Ia-Ib-IIa-IIb-IIIa
La chimiothérapie post-opératoire a été proposée comme traitement adjuvant des cancers bronchiques non à petites cellules de stades Ia, Ib, IIa, IIb, et IIIa du fait de l’observation suivante : les métastases à distance constituent la plus fréquente cause de rechute. La maladie métastatique est supposée être présente au moment du diagnostic pour une proportion importante de patients. Une méta-analyse et une étude de phase III (IALT) sont en faveur d’un allongement de la survie pour les patients recevant une chimiothérapie fondée sur le cisplatine. Dans l’étude de phase III le bénéfice d’une chimiothérapie du type doublet fondé sur le cisplatine, est de 4,1% à 5 ans. Ces données permettent de justifier la chimiothérapie adjuvante pour les malades en résection complète avec un indice de performance 0-1 et après les avoir informés de la réduction du risque attendu.
Stade IIIb (pour l’essentiel T4 (excepté épanchement pleuraux ou péricardiques) – N1-2, rarement "T - N3).
La radiothérapie est recommandée
La chimiothérapie est recommandée
Deux séquences peuvent être considérées comme acceptables : chimiothérapie - radiothérapie séquentielle ou chimio-radiothérapie concomitante. Un certain nombres d’études randomisées suggèrent un meilleur contrôle local de la maladie par l’utilisation de la deuxième modalité au prix d’une toxicité sur les organes sensibles (œsophage, poumon) plus élevée. Les patients qui peuvent relever de cette deuxième technique doivent présenter un PS 0-1.
Rmq générale : dans le débat actuel sur la place de la radiothérapie postopératoire, l’analyse prospective par les membres du
réseau de l’évolution de la fonction respiratoire est encouragée.
Indications préopératoires de la chimfiche 3bis sommaireiothérapie
Type : Fiche thérapeutique
Histologie : Cancer non à petites cellules
Stades applicables : cIb à cIIIa
Pour les cancers non à petites cellules de stade N2 confirmé histologiquement, deux études ont démontré qu’une chimiothérapie d’induction prolonge la survie. Une étude de plus grande ampleur, intéressant une population de malades atteints de tous stades n’a pas démontré d’amélioration de la survie des malades de stades IIIa. Paradoxalement, un bénéfice en terme de réduction du risque de métastases à distance était mis en évidence.
A ce jour la prescription d’un chimiothérapie préopératoire fondée sur le cisplatine est légitimée par
Le rationnel de toute chimiothérapie néoadjuvante : réduction des risques de résection incomplète et réduction du risque de rechute métastatique.
taux de résections élevés observés dans les études de phase II.
Amélioration statistiquement démontrée de la survie dans deux études de phase III et forte tendance statistique pour la troisième.
A ce jour, il n’y a pas de comparaison scientifiquement valide d’une chimiothérapie néoadjuvante et d’une chimiothérapie adjuvante.
Fiche 4
Chimiothérapie des stades IV et
IIIb
La chimiothérapie prolonge la vie, soulage les symptômes et améliore la qualité de vie d’une majorité de malades atteints de cancer bronchique non à petites cellules de stade avancé dans la mesure ou leur indice de performance initial est inférieur à 2 (confer section « évaluation pré-thérapeutique des malades atteints de CNPC sous section 5). Le bénéfice est mieux démontré pour les chimiothérapies fondées sur le cisplatine. Ainsi la chimiothérapie standard de ces malades est un doublet basé sur un sel de platine. La chimiothérapie est coût-efficace.
« .
Individuellement la chimiothérapie doit être évaluée en termes de coût - efficacité et de qualité de vie.
Le maintien du traitement chez un malade non répondeur n’est pas justifié.
Il n’y a pas dans la littérature de recommandation sur la durée du traitement.
A. Cisplatine
- Le cisplatine est la drogue pivot au vue des méta-analyses.
- Une métaanalyse démontre que la substitution d'un doublet cisplatine + drogue de 3ème génération par un doublet carboplatine + drogue de 3ème génération provoque une diminution de 11% des chances de survie.
- La démonstation de l’équivalence d’autres sels de platine dans cette situation n’est pas faite.
- Le cisplatine est un médicament de haute toxicité. Il ne peut être prescrit chez les malades ayant une hypoacousie, ou une insuffisance rénale ou une neuropathie périphérique.
- Le cisplatine nécessite une hyperhydratation encadrant son administration.
- Le cisplatine entraîne un émésis rendant nécessaire une prescription de sétrons et corticoïdes.
- Une métaanalyse des études comparant un doublet fondé sur le platine à un doublet sans sel de platine (type gemcitabine taxane ou gemcitabine navelbine) démontrent que les malades traités sans sel de platine ont un risque de décès à un an de 4% supérieur au doublet sans platine.
B. Liste des drogues actives :
- Activité indicative des différentes drogues en monochimiothérapie des cancers bronchiques non à petites cellules
- Les taux de réponse rapportés dans le tableau ci dessous sont sujets à cautions :
- Les études sont parfois anciennes (problème de méthodologie d’évaluation)
- Les taux de réponses rapportés dépendantes des caractéristiques des malades inclus.
- Pour une même drogue, les taux sont variables d’une étude à l’autre
|
Drogues |
RO (Mono-CT) |
|
Cisplatine |
12-19 % |
|
Ifosfamide |
14-40% |
|
Mitomycine |
20% |
|
Vindesine |
18% |
|
Carboplatine 1 |
10% |
|
Vinorelbine |
12-30% |
|
Paclitaxel |
20% |
|
Etoposide |
14% |
|
Adriamycine |
13% |
|
Gemcitabine |
18-26% |
|
Docétaxel |
20-30% |
| Pemetrexed 1 | 20% |
|
Irinotécan (CPT-11)1 |
20% |
1 Médicaments sans AMM dans l'indication
|
Traitement |
Effectif |
Réponse objective (%) |
Survie médiane (SEM) |
Auteur |
|
CDDP CDDP – VP-16 |
81 81 |
19 26 |
26 22 |
Klastersky J |
|
CDDP CDDP – VP-16 |
24 61 |
4 36* |
18 35* |
Crino L |
|
CDDP CDDP – vindésine |
80 80 |
12 29* |
39 45 |
Kawahara M |
|
CDDP CDDP – vinorelbine |
209 206 |
12 26* |
26 35* |
Wozniak AJ |
|
CDDP CDDP – mitomycine |
105 110 |
12 27* |
23 33 |
Gandara RJ |
|
CDDP CDDP – gemcitabine |
154 155 |
10 31* |
33 40* |
Sandler |
|
CDDP CDDP paclitaxel |
197 190 |
17 26* |
37 35 |
Gatzmeier |
|
CDDP CDDP tirapazamine‡ |
219 218 |
14 27* |
28 34* |
Von Pawel J |
* p < 0.05; ‡ médicament hors AMM
3. Indications
et Perspectives
L’indication d’une chimiothérapie standard (doublet fondé sur un sel de platine) est possible en dehors :
- des malades souffrant de co-morbidités sévères.
- des malades OMS 2-4.
- des malades âgés (contre-indication relative devant tenir compte des co-morbidités)
Une adaptation de ces critères peut être effectuée pour les malades très jeunes
La prescription d’une chimiothérapie ne doit pas être retardée jusqu’à l’apparition des symptômes.
Les nouvelles drogues telles que la gemcitabine, la vinorelbine, les taxanes, ont un meilleur ratio efficacité : toxicité en comparaison avec les anciennes drogues et produisent des taux de réponses avoisinant 20% en mono-chimiothérapie. Dans les études randomisées l’évaluation des doublets associant sel de platine et l’une de ces nouvelles drogues suggèrent un discret avantage en terme de survie et de tolérance en comparaison avec les doublets classiques. La supériorité des associations cisplatine et drogue de troisième génération sur les associations de drogues de deuxième génération est démontrée par une récente métaanalyse. Actuellement, la survie médiane des malades atteints de cancer non à petites cellules de stade avancé est de l’ordre de 8 mois et la survie à 1 an entre 35 et 40%.
De nouvelles associations sont étudiées dans des protocoles cherchant le meilleur compromis entre toxicité et qualité de vie.
Sur la base des études randomisées actuellement connues, les doublets sans sel de platine peuvent être considérés comme une alternative possible aux doublets standards. Cependant, cette option n’est pas encore clairement évaluée en termes de coût efficacité et de gain de qualité de vie.
Sur la base des études randomisées comparant une nouvelle drogue (taxanes, gemcitabine, vinorelbine) au meilleur soins de soutien, une mono-chimiothérapie utilisant un de ces cytotoxiques est une alternative acceptable aux chimiothérapies conventionnelles pour les malades ne correspondant pas aux critères sus-cités en particulier les malades dont l’indice de performance est égal à 2 et les malades dont l’âge est supérieur à 75 ans (seules la gemcitabine et la vinorelbine ou l’AMM en France dans cette indication).
La durée recommandée de la chimiothérapie est de six cycles. Il n’est pas recommandé de prolonger un traitement au-delà de la quatrième cure chez les malades qui n’ont pas été répondeurs.
La chimiothérapie de deuxième ligne peut être proposée aux malades pré-traités bénéficiant d’un bon indice de performance. Sur la base de deux études randomisées de phase III, le docétaxel peut être recommandé si la chimiothérapie de première ligne ne comportait pas de taxane. Sur la base d’une étude de non infériorité comparant le docétaxel au pémetrexed, ce dernier apparaît comme une alternative acceptable en terme de tolérance et d’activité. La chimiothérapie de deuxième ligne peut être proposée préférentiellement aux malades qui ont été répondeurs à une première ligne.
Une chimiothérapie de type doublet n’est pas recommandée en deuxième ligne. Cependant, il peut s’agir d’une option d’exception chez certains malades jeunes OMS 0-1 avec un long intervalle libre.
Le tarceva (erlotinib) est une option validée en troisième ligne chez les patients ayant reçu deux lignes de chimiothérapie dont une contenait un sel de platine et l’autre un taxane (cf ATU).
Elle peut être utile dans une association multimodale pour certains malades
Dans ce cas, le contrôle de la maladie endothoracique doit être possible et la chimiothérapie adujuvante ou néo-adjuvante est recommandée.
Contexte et prolégomènes :
Les malades atteints de cancer bronchique non à petites cellules avancé ont généralement des scores symptômes élevés et ils sont fréquemment affectés de douleurs, de dyspnée et d’anxiété
Dans cette population les critères habituellement utilisés en cancérologie ne sont pas suffisants. L’amélioration de la survie reste l’objectif principal, mais la seule démonstration d’un gain de vie ne permet pas d’accepter un traitement comme efficace pour le malade. Trois autres critères doivent être évalués: la réduction du score-symptôme, le maintien ou l’amélioration de la qualité de vie, et un impact aussi minime que possible des toxicités.
Prothèses endotrachéales et endobronchiques
Résection L.A.S.E.R.
Cryothérapie
Endobrachythérapie
Photothérapie
Prothèses endo-vasculaires
Pleurodèse (indication plus limitée que pour les adénocarcinomatoses pleurales de primitif inconnu)
Traitements antalgiques
Soutien psychologique
Traitement anti-oedémateux.
Correction des hypercalcémies.
Support nutritionnel.
Support transfusionnel.
L’investigation de l’activité de nouvelles drogues est recommandée.
Fiche 5
Radiothérapie
des cancers bronchiques
1. Radiothérapie des cancers non à petites cellules localement avancés et non opérés.
Dose au niveau tumoral : 60 à 65 Gy
Rythme : 1.8 à 2 gy par jour, 5 fractions par semaine
Volume standard irradié : jusqu’à 38-40Gy , par 1 champ antérieur et 1 champ postérieur :
(pour les tumeurs des lobes supérieurs, la limite inférieure du champ se situera au moins 5 cm au dessous de la carène et pour les tumeurs des lobes infèrieurs, la limite inférieure du champ atteindra D9-D10 )
Puis complément de 15 à 20 Gy , par 2 champs réduits latéraux ou obliques .
La modalité d’étalement :
La modalité d’étalement la plus communément admise est la radiothérapie continue et normo-fractionnée.
La radiothérapie de conformation devrait permettre d’augmenter les doses délivrées à la tumeur en épargnant les tissus sains, après définition d’un volume optimal à irradier.
2. Radiothérapie des cancers bronchiques à petites cellules
Dose : 50 à 54 Gy . La dose optimale n'est pas connue, mais elle doit être > à 45 Gy.
Volume :
Le médiastin est irradié dans sa totalité de façon plus systématique que pour les cancers non à petite cellules.Lorsqu’il y a eu une chimiothérapie d’induction résultant en une réduction du volume tumoral, le volume cible est un compromis entre le volume pré-thérapeutique et, s’il était trop important, le volume résiduel post-induction.
Timing :
Il est démontré que la radiothérapie réduit d’autant mieux le risque de décès qu’elle est effectuée précocéement dans le programme thérapeutique.
3 . Pour les deux histologies
Fonction respiratoire :
Fonction cardiaque :
Evaluation post-thérapeutique :
4 . Irradiation Prophylactique encéphalique (IPC)
Indication :
L’irradiation prophylactique encéphalique réduit les risques de rechutes cérébrales et de décès des malades bénéficiant d’une réponse après induction de la chimiothérapie. Elle est donc indiquée chez les malades atteints de cancer à petites cellules en rémission. Il est recommandé de la réaliser dès l’obtention de la réponse tumorale complète ou sub-complète.
Dose :
Dose totale entre 24 et 38 Gy. La dose standard est de 30 Gy.
La dose par fraction ne doit pas dépasser 2,5 Gy.
Modalité :
pan-encéphalique
Timing :
l’IPC est recommandée au moment où la réponse à la chimiothérapie est confirmée.
Commentaires :
Fiche 6
Association
radio-chimio des CNPC
La prise en charge des cancers bronchiques localement avancés et non-réséquables est difficile pour deux raisons :
L’analyse de la littérature est difficile en raison
Radiothérapie per se
Associations séquentielles
Associations concomitantes
Cette association est le plus souvent effectuée en utilisant des doses radiosensibilisantes d’un médicament stabilisant les cassures de l’ADN induites par la radiothérapie ou bloquant les cellules en phase radio-sensible du cycle cellulaire.
Dans cette modalité combinée
Un essai randomisé montre que l’association quotidienne de dose faible de cisplatine à la radiothérapie est supérieure à l’association hebdomadaire ou à la radiothérapie seule.
Trois autres essais randomisés sont négatifs.
Alternativement chimiothérapie et radiothérapie peuvent être combinées en utilisant les doses optimales de chacune des thérapies. Les progrès techniques de la radiothérapie et la meilleure tolérance des drogues de chimiothérapie expliquent cette tendance à l’administration d’une chimiothérapie ayant, outre une activité radiosensibilisante putative, une activité antimitotique. Le doublet prototypique de ce type d’association est cisplatine – vinorelbine ou cisplatine - VP-16 ou cisplatine paclitaxel.
Il n’y a pas à ce jour de méta-analyse dans ce domaine.
Association alternée
Pas d’essai randomisé pour le cancer non à petites cellules.
Les nouvelles techniques de radiothérapie (hyperfractionnement, radiothérapie accelérée) sont un espoir d’améliorer le contrôle local. L’intégration de la chirurgie dans certains stade IIIb en particulier les stades T4N2 est faisable après des inductions combinant radiothérapie et chimiothérapie séquentielles et concomitante mais reste investigationnelle.
Fiche 7
Evaluation
pré-thérapeutique des malades atteints de
CPC
Objectifs primaires
Objectif secondaire
L’évaluation pré-thérapeutique doit classer la maladie en " étendue " ou " limitée "
Un cancer à petites cellules est dit au stade limité si la totalité de la maladie peut être incorporée dans un seul champ de radiothérapie thoraco-susclaviculaire. Soit :
Un cancer à petites cellules est dit étendu en opposition au stade limité. Généralement, on entend par maladie étendue, l’observation d’au moins une des caractéristiques suivantes :
Remarque : le stade étendu n’est pas obligatoirement synonyme de stade métastatique.
4. Méthodologie de l’établissement du stade limité contre étendu
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La limite entre stade étendu et stade limité est fonction
6. Recherche simultanée de l’ensemble des facteurs de mauvais pronostic
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on peut citer à titre indicatif les critères de Manchester
Plusieurs études retrouvent un effet pronostique négatif d’un taux de NSE élevé lors du diagnostic mais, l’utilisation de ce marqueur n’est pas consensuelle.
- TDM thoracique
- IRM (place très limité pour le CPC)
- FDG P.E.T Scan
- Fibroscopie, bronchoscopie rigide
- Cytologie, biopsie pleurale
- Thoracoscopie
- TDM thoracique
- FDG P.E.T Scan
- Cytoponction ganglionnaire (N3 ou M1)
- Médiastinoscopie (recommandée pour les stations ggl 2R, 2L, 4R, 4L, 3, 10R, ± 7).
- Ponction transcarinaire (exclusivement réservée à la station ggl 7 visible en TDM)
- Médiastinotomie (réservée aux stations 5, 6).
Sites cliniques (peau, SNC, adénopathies, etc)
Os
- Clinique
- Phosphatases alcalines > 1,5 fois la normale
- Calcémie > à 1 fois la normale
- LDH > 1 fois la normale
- Scintigraphie osseuse
- Cliché centré
- IRM
Cerveau
- Clinique
- TDM
- IRM
Foie
- Echographie
- TDM
- IRM (utile en cas de suspicion d’angiome)
Surrénale
- Clinique (douleur)
- TDM
- (Echo)
- Ponction
- FDG P.E.T Scan
Moelle osseuse
- Biopsie ostéo-médullaire unilatérale
- IRM des sites hématopoïétiques
Fiche 8
Chimiothérapie des cancers
à petites cellules
Drogues classiques :
| Classe thérapeutique | Drogues | Taux de réponses indicatifs |
| Epipodophyllotoxines | Etoposide (VP-16) | 40-45 |
| Agents alkylants | Cyclophosphamide | 40 |
| Ifosfamide | 43-60 | |
| Vinca-alcaloïdes | Vincristine | 30-40 |
| Vindésine | 30 | |
| Vinblastine | 30 | |
| Dérivés du platine | Cisplatine | 15-55 |
| Carboplatine | 47-65 | |
| Autres | Doxorubicine | 30 |
| Epidoxorubicine | 45 | |
| Lomustine | 15 | |
| Carmustine | 20-25 | |
| Méthotrexate | 35 |
Nouvelles molécules :
| Drogues | Catégories | Nbre de malades | Taux de réponses | IC 95 % |
| Gemcitabine | Chémo-naifs | 29 | 24 % | 9 - 39 % |
| CPT-11 | Sensibles | 15 | 47 % | 21 - 72 % |
| Docetaxel | 1er et 2ème ligne | 28 | 25 % | 9 - 41 % |
| Navelbine | Réfractaires | 23 | 17 % | 2 - 32 % |
| Navelbine | Réfractaires | 24 | 12 % | 17 - 34 % |
| Navelbine | Chémo-naifs | 30 | 27 % | 11 - 42 % |
| Paclitaxel | Réfractaires | 24 | 29 % | 12 - 51 % |
| Paclitaxel | Chémo-naifs | 36 | 34 % | 18 - 50 % |
| Topotécan | Réfractaires | 116 | 6 % | 2 - 10 % |
| Topotécan | Sensibles | 102 | 24 % | 17 - 34 % |
| Topotécan | Chémonaifs | 54 | 39 % | 26 - 53 % |
Commentaire : à ce jour aucune des nouvelles molécules n’a l’AMM dans l’indication des cancers à petites cellules en première ou en deuxième ligne.
Les associations les plus couramment publiées sont listées dans le tableau ci-dessous.
| Combinaison | Dose (mg/m2) | Voie | Schéma | ||||||||||||||||
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Deux métaanalyses récentes soulignent le rôle pivot du cisplatine d’une part et de l’étoposide d’autre part. L’association de ces deux molécules est synergique. Elle est considérée par de nombreux auteurs comme une chimiothérapie de référence.
L’association cyclophosphamide – adriamycine – vincristine présente des résistances partiellement croisées avec le schéma précédent et offre un traitement de deuxième ligne en cas de développement de résistance secondaire au schéma précédent (cf deuxième ligne).
4 . Traitement particulier en fonction du type
d’extension de la maladie
Trois publications sont en
faveur d’une relation dose-effet (Arriagada et al,
NEJM 1993, Steward et al, JCO 1998 ; Pujol et al. JNCI
2001)
Un nombre plus important de publications
n’ont pas démontré de relation dose
effet (Miles DW et al. 1994 ; JCO, Idhe
DC, et al. JCO, 1994 ; Bunn PA et al., 1995;
Pujol et al. JCO 1997 ; Furuse et al. JCO 1998).
Les recommandations pouvant être
soutenues à la lecture de la littérature sont
:
Le respect des doses optimales prescrites
lors de la première cure (pas de sous dosage).
L’inutilité à ce jour
de la prescription en prophylaxie primaire de facteurs de
croissance hématopoïétique à
l’exception des protocoles nécessitant un
maintien de la dose intensité.
Au vu des publications actuelles, il ne semble pas utile de prolonger le traitement cytostatique au-delà de 6 cures chez les malades en réponse complète
8 .
Traitement de deuxième
ligne
Fiche 9
Association radio-chimio des
CPC
Le contrôle local est la première cause d’échec des cancers à petites cellules limités au thorax.
Comparaison de l’association radiothérapie – chimiothérapie à la chimiothérapie seule.
Il existe un gain de survie pour les malades traités avec la modalité combinée (démontré par deux méta-analyses).
Timing
La précocité de la radiothérapie augmente la survie des malades en comparaison avec la radiothérapie de consolidation effectuée en fin de programme de chimiothérapie (démontrée par plusieurs études randomisées).
Modalité de l’association
Les études comparant différentes
méthodes d’associations
(séquentielle, combinée ou concomitante)
sont rares et ne permettent pas de dégager un
consensus. Seules les deux notions citées ci
dessus sont consensuelles.
A ce jour aucune étude fondamentale n’est
venue éclairer notre réflexion.
Ces deux voies sont investigationnelles.
Fiche 10
Prise en charge des tumeurs germinales
du médiastin
5 buts
1) Etablir le diagnostic de tumeur germinale du médiastin
2) Etayer l’origine médiastinale primitive
3) Procéder au bilan d’extension
4) Rechercher une hémopathie associée
5) Limiter la toxicité et préserver les possibilités de procréation
Bilan minimal
Bilan optionnel
Médullogramme
Tumeurs non séminomateuses
1) Chimiothérapie première : 4 cycles de BEP
* Bléomycine 30 mg hebdomadaires
* Etoposide 100 mg/m2 J1 à J5
* Cisplatine 20 mg/m2 J1 à J5
+ Chaque cycle est délivré toutes les 3 semaines : le traitement est délivré à J21 quelles que soient les conditions hématologiques, en l’absence de fièvre et mucite de grade ³ 2
+ Une épreuve fonctionnelle respiratoire est conseillée au décours de la 3ème cure : la bléomycine est supprimée pour la 4ème cure en cas de baisse de la DLCO ³ 20% (en dehors d’un abaissement lié à une anémie concomitante)
2) Chirurgie d’éxérèse des lésions résiduelles après normalisation des marqueurs
Tumeurs séminomateuses pures
1) Tumeurs localisées :
Radiothérapie (40-45 Gy) ou chimiothérapie (4 EP)
2) Tumeurs métastatiques : chimiothérapie (4 (B)EP)
Traitement de rattrapage
1) Chimiothérapie : 4 cycles de VeIP
* Vinblastine 0,11 mg/kg J1 et J2
* Ifosfamide 1200 mg/m2 J1 à J5
* Cisplatine 20 mg/m2 J1 à J5
Chaque cycle est délivré toutes les 3 semaines
2) Chirurgie d’éxérèse des lésions résiduelles après normalisation des marqueurs
3) Une chirurgie de " sauvetage " de lésions tumorales peut être envisagée en cas d’échec de la chimiothérapie
Fiche 11
Evaluation
pré-thérapeutique des tumeurs
thymiques
- Différencier carcinome thymique et thymome
- Diagnostic différentiel avec tumeurs germinales et lymphomes
| Classification de Masaoka (Cancer 1981) | Classification du GETT | |
| Stade I |
Tumeur encapsulée
complètement
réséquée
|
Tumeur encapsulée
complètement
réséquée
Ia: sans adhérence Ib avec adhérence |
| Stade II |
Tumeur invasive
|
Tumeur invasive complètement réséquée |
| Stade III | Invasion des organes de voisinage (péricarde, gros vaisseaux ou poumon) |
IIIA: résection
incomplète
IIIB: biopsie |
| Stade IV |
IVA: dissémination sans
solution de contiguïté à la
plévre ou au péricarde.
IVB: métastases lymphatiques ou hématogènes |
IVA: adénopathie sus
claviculaire ou greffe pleurale
IVB: Métastases hématogènes |
La révision de la classification des tumeurs de l’OMS permet de retenir une nouvelle classification histologique :
Type :
A : tumeur composée d’une population homogène de cellules épithéliale maligne associées à un infiltrat lymphocytaire modéré non néoplasique.
AB : type A + infiltrats très riche en lymphocytes
B1 : association de cellules corticales d’apparence normale et de cellules d’allure médullaire.
B2 : atypies cellulaires + infiltrats L massif
B3 : tumeur composée d’une majorité de cellules atypiques épithéliales
C : carcinome thymique.
La classification histologique et le stade de la maladie ont tous les deux, un impact pronostic indépendant.
|
Tumeur réséquable sur des critères morphologiques TDM |
![]()
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OUI |
NON |
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Chirurgie à visée diagnostic et thérapeutique |
Tumeur potentiellement réséquable de stade présumé III:Biopsie initiale en vue d'un éventuel traitement d'induction |
Tumeurs définitivement inopérables: biopsies à l'aiguille ou chirurgicale |
Fiche 12
Traitements des
tumeurs épithéliales thymiques
Aucune modalité de l’association (concomitante, séquentielle, alternée) ne se dégage comme supérieure dans cette indication.
Associations actives
Les associations les plus couramment publiées sont listées dans le tableau ci-dessous.
| Combinaisons | Doses (mg/m2) | Voie | Schémas |
| Cyclophosphamide | 500 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 |
| Adriamycine | 50 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 |
| Cisplatine | 50 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 |
| Cisplatine | 75 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 |
| Epirubicin | 100 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 |
| Etoposide | 120 | IV | Toutes les 3 semaines jours 1, 3 et 5 |
| Adriamycine | 40 | IV | Toutes les 4 semaines; jour 1 |
| Cisplatine | 50 | IV | Toutes les 4 semaines; jour 1 |
| Vincristine | 0.6 | IV | Toutes les 4 semaines; jour 3 |
| Cyclophosphamide | 500 | IV | Toutes les 4 semaines; jour 4 |
| Cisplatine | 60 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 |
| Etoposide | 120 | IV | Toutes les 3 semaines; jour 1 à 3 |
Chimiothérapie restant possible en deuxième ligne : vépéside – ifosfamide - cisplatine
Chirurgie
Fiche 13
Traitements
des carcinomes de primitif inconnu
- Diagnostic positif de carcinome (immuno-histochimie)
- Grade de différenciation
- Diagnostic étiologique :
- - thyroïde (TGB)
- - prostate (PSA)
- - testicule (AFP, hCG)
- - poumon (TTF1)
Chez la femme :
Chez l’homme :
Toutes autres explorations doivent être orientées par la symptomatologie
Fiche 14
Evaluation
pré-thérapeutique des
mésothéliomes
Diagnostic différentiel avec adénocarcinomatose pleurale
|
ACE |
Cytokératine (KL1) |
Vimentine |
Calrétinine | |
| Adénocarcinome |
+ |
+ |
- |
- |
| Mésothéliome |
- |
+ |
+ |
+ |
| Sarcome |
- |
- |
+ |
- |
Différencier forme épithéliale, sarcomatoïde et mixte
|
T |
N |
M |
|||
| T1a | Plèvre pariétale, y compris médiastinale ou diaphragmatique, sans atteinte de la plèvre viscérale | Nx | Non exploré | Mx | Non exploré |
| T1b | Idem avec atteinte focale de la plèvre viscérale | N0 | Absence d'extension ggl | M0 | Absence de métastase |
| T2 | Tumeur envahissant le poumon, les scissures, le diaphragme et le péricarde | N1 | Ggl hilaire | M1 | Métastase à distance |
| T3 | Tumeur localement avancée mais potentiellement résecable envahissant le fascia endothoracique ou la graisse médiastinale ou envahissement focale mais résécable des tissus mous de la paroi thoracique ou du péricarde non transmurale | Ggl médiastinaux ou mammaire int homolatéraux | |||
| T4 |
Infiltration pariétale diffuse
avec ou sans atteinte costale
Atteinte du péritoine Atteinte de la plèvre controlatérale Atteinte des organes médiastinaux Atteinte de la moelle Atteinte de la face interne du péricarde ou du myocarde |
N3 | Atteinte controlatérale (médiastinale ou mammaire int) ou supraclaviculaire | ||
| Stade Ia | T1a N0 M0 |
| Stade Ib | T1b N0 M0 |
| Stade II | T2 N0 M0 |
| Stade III |
Tout T3 M0
Tout N1 ou N2 M0 |
| Stade IV | Tout T4 ou N3 ou M1 |
Le diagnostic nécessite un prélèvement biopsique permettant la réalisation des immunomarquages. Les prélèvements nécessitent au minimum la réalisation d'une pleuroscopie ou d'une thoracotomie exploratrice.
Fiche 15
En l'absence de traitement spécifique d'efficacité démontrée, les soins de soutien sont la base du traitement. Les deux symptômes qui dominent l'évolution sont la douleur et la dyspnée en rapport avec l'épanchement pleural. La symphyse pleurale doit être réalisée d'emblée lorsque qu'aucun traitement local n'est envisagé (immunothérapie, chimiothérapie intra-pleurale).
Le pemetrexed (ALIMTA) 500 mg/m² associé au cisplatine 75 mg/m² (J1 = J21) a été démontré significativement supérieur au cisplatine à la même dose, en terme de taux de réponses, de temps jusqu’à progression et de survie globale (Cf étude d'enregistrement). Il est actuellement disponible dans cette indication en ATU de cohorte en association au cisplatine selon le schéma précédemment détaillé. Celui-ci doit être considéré comme le traitement de référence du mésothéliome pleural inopérable. Une supplémentation en acide folique et en vitamine B12 est requise pour minimiser la toxicité hématologique du produit.
|
Coordonnateurs |
Comité
de rédaction |
Comité
d’experts |
|
Jean-Louis Pujol Daniel Castéra |
Stéphane Culine William Jacot Eric Janssen Béatrice Lafforgue Charles Marty-Ané Jean-Louis Pujol Xavier Quantin Monique Rème-Saumon
|
Michel Alauzen Taha Bazarbachi Didier Choma André Coste Jacques Delon Claude Ducailar André Fraisse Jean-Régis Gaillard Jean-Pierre Gayraud Elisabeth Giffon Philippe Godard Frédéric Gouttorbe Philippe Guichenez Thierry Lafontaine Olivier Molinier André Mathieu Piet Muyldermans Ioana Nebunescu Pierre Oliver Christian Paillarguello Françoise Rosset Bons Laurence Safont Sandrine Salas Christian Seignalet Alain Serre Fathi Trigui Jacques Vignoud |
Mise à jour technique de octobre 2005